Blog

La mémoire du risque

Point d’étape de l’expédition Numérique tous risques

Il y a un an, l’incendie de l’usine Lubrizol nous rappelait brutalement aux enjeux du risque industriel en France. Le 25 septembre, nous avons assisté au forum réunissant les acteurs de cette crise (Métropole, entreprises de la chimie, collectifs de citoyens, etc…), qui visait à faire le bilan des chantiers mis en place dans l’année suite à la catastrophe, et lancer les nouveaux. Une actualité qui incite la nouvelle équipe élue à la Métropole à s’investir dans une stratégie environnementale. Celle-ci était incarnée par un grand nombre d’événements organisés lors de la Semaine du Développement Durable

Mémoire et constantes des crises

De nombreuses enquêtes ont été initiées sur le territoire dont celle portant sur la culture du risque des habitants de la métropole pilotée par le géographe Eric Daudé. Il en ressort que la perception de la crise est très variable selon l’historique des habitants, ainsi que leur contexte professionnel et familial. Cette mémoire diversement appréhendée constitue aujourd’hui un frein à l’efficience de dispositifs de limitation des risques. Ces enquêtes mettent en lumière la complexité des enjeux des risques sur un territoire, pris dans des contextes spatio-temporel et socio-politique particuliers qui appellent à se plonger dans la réalité du terrain.

Nous retrouvons des constantes des situations de crise, encore constatées tout récemment avec la catastrophe dans les Alpes Maritimes : l’enjeu de l’information, la disponibilité des moyens de communication, la pertinence des processus de décision, l’accessibilité des dispositifs de protection de la population. 

Entrechoquer les paradigmes du numérique et de la crise

Pour mettre en perspective ces problématiques, nous achevons la première phase de l’expédition portant sur l’exploration thématique, qui visait à déterminer les contours du sujet des risques et des crises, et saisir un état des lieux des questionnements autour du numérique dans leur appréhension par différents acteurs. Nous avons exploré le paradigme du numérique d’une part, et celui des crises d’autres part, en les entrechoquant pour faire émerger les problèmes et les besoins. 

Vous pourrez bientôt vous plonger dans le contenu de cette exploration – en cours de rédaction – via un outil en ligne, qui vous permettra de réagir et d’enrichir les analyses disponibles. Nous avons souhaité donner la parole à des témoins porteurs d’expertises pluridisciplinaires pour apporter des angles de vue complémentaires : philosophe, ingénieur, psychiatre, sociologue, etc. Vous pourrez également découvrir des portraits d’acteurs de la crise afin de comprendre leur présent en matière d’usages numériques mais aussi les progrès possibles dans le futur. 

Ce cahier sera disponible dans les semaines à venir. Nous lançons en parallèle la collecte d’expériences sur les usages numériques dans les crises, sur le territoire de la Métropole de Rouen. 

Outiller et mobiliser les acteurs : comment contribuer ?

L’objectif de l’expédition est d’outiller et d’élargir les possibilités d’actions des différents acteurs impliqués dans les risques et les crises. C’est pourquoi une grande part de notre travail est de collecter et mettre en valeur des procédés et solutions pour soutenir tous types d’acteurs (entreprises, État, société civile). Celles-ci constituent des pistes créatives et résilientes pour prévenir, appréhender, et apprendre des crises, qu’elles soient directement issues de l’expériences de crises ou qu’elles inspirent indirectement ce champs.

Vous êtes donc invité à partager des idées via le formulaire de collecte de procédés et solutions.

Engager des coopérations pour disposer d’un numérique résilient

La Fing a initié une coopération avec la Chaire Gestion de Crise de l’Université Technologique de Troyes, et s’engage dans le Challenge “gestion des Risques Industriels” mobilisant des écoles d’ingénieurs de Normandie et des start-up qui aboutira à la mise en valeur de solutions innovantes au premier semestre 2021. C’est aussi le sens de la relation établie avec l’Institut pour l’Histoire et la Mémoire des Catastrophes pour recueillir les expériences des habitants ; organiser et partager une mémoire collective pour mieux se préparer aux futures crises.

Le cahier d’exploration, la collecte d’expériences à Rouen, ainsi que la collecte de procédés et solutions innovantes, viendront alimenter la réflexion des participants des ateliers prospectifs programmés en novembre et décembre. Ceux-ci réuniront à Rouen et Paris une grande variété de personnes représentatives des situations de crise, pour collaborer ensemble autour de scénarios du futur.

Article co-écrit par Juliette Grossmann et Denis Pansu

Publication d’une première note stratégique CapacityLab

Initié en 2015 par un travail de recherche, et poursuivi depuis 2019, le programme Capacity Lab vise à construire de nouvelles approches pour faire face aux difficultés – sociales, d’inclusion, d’apprentissages, d’appropriation – que nous pouvons rencontrer avec le numérique. Dans une note stratégique, nous proposons plusieurs perspectives pour mettre la capacité individuelle et collective au coeur des politiques d’inclusion – qu’elles mobilisent le numérique ou non. Nous vous proposons d’en découvrir la primeur.

Cette note de travail vise à être utile aux concepteurs de politiques publiques, de dispositifs numériques et d’ingénieries de médiation. Pour remplir ses objectifs elle a besoin d’être discutée et travaillée avec eux. Certains éléments présents dans le corps du texte méritent d’être clarifiés et détaillés et peuvent donner lieu à des productions complémentaires, ce qui aidera ce document à être plus court et mieux lu.

N’hésitez pas à contribuer à cette première version en commentant cet article.

De quel numérique la crise est-elle le nom ?

Point d’étape de l’expédition Numérique tous risques

Appréhender complètement les effets transformateurs du numérique nécessite une lecture par l’usage. Certaines technologies médiatisées depuis longtemps sont dans les faits lentement appropriées. Le cas du télétravail est emblématique ; la nécessité de nouvelles organisations du travail croisée avec l’urgence du confinement a fait tomber les dernières préventions des managers et de leurs collaborateurs.

Cette collusion entre perspective et impératif illustre bien en quoi le numérique peut être allié de la crise, mais cela questionne aussi sa résilience lorsqu’un système d’information est dépendant des technologies numériques ; les incendies australiens ont pointé cette fragilité des réseaux numériques.

Lire la suite

#RetroFuturs : retour sur l’Assemblée générale de Fing

Le 24 juin 2020, nous organisions l’Assemblée générale annuelle de la Fondation Internet Nouvelle Génération. Au programme : le bilan de l’année 2019, l’évolution de notre grille de cotisations pour intégrer un nouveau statut de partenaires, et un exercice original de projection vers les 20 prochaines années de la Fing, ponctué d’interventions de grands témoins et d’adhérents. Merci aux 70 participants, à nos adhérents et partenaires pour leur soutien !

2019, une année riche en productions et marquée par l’évolution des missions de la Fing

En première partie de l’Assemblée générale, nous avons présenté le rapport financier et le rapport moral 2019. La baisse importante des recette s’explique notamment par la fin de cycle de plusieurs programmes et une recherche de financements plus longue, constat partagé par de nombreuses associations. Le nombre d’adhésions repart à la hausse et nos coûts fixes ont diminué. Après la crise covid-19, nous engageons des efforts considérables pour maintenir une trajectoire soutenable de financement, via des adhésions institutionnelles et la recherche de nouveaux programmes.

Adhérer à la Fing

En 2019, ce sont 8 publications Fing qui ont vu le jour :

Ces travaux n’auraient pas pu voir le jour sans le soutien de nos partenaires et les nombreuses collaborations menées avec des organismes de recherche, agences de design et contributeurs. Ce modèle de coproduction, propre à la Fing, nous rend fiers, et nous souhaitons le prolonger dans les années à venir.

Internet Actu a publié plus de 40 articles, permettant aux équipes d’identifier des sujets émergents à explorer dans ses programmes de recherche-action, de transformation et ses expéditions. Plus de 55 événements ont été co-organisés sur l’ensemble du territoire et à l’international, comme la conférence mydata 2019 qui s’est tenue en Finlande en septembre 2019.

Afin de prendre en compte les évolutions de notre organisation en 2019, l’année 2020 a ouvert plusieurs défis : simplifier notre plan d’action, nous structurer en 2 pôles (exploration et transformation), réduire le nombre de nos programmes, mener des actions transverses. Nous souhaitons valoriser davantage les publications passées de la Fing auprès de nouveaux publics, y compris à l’international, expérimenter de nouvelles formes de coproduction, via du mécénat de compétences par exemple, ouvrir la gouvernance de la Fing et améliorer notre modèle d’impact.

La Fing depuis 20 ans – Extrait du rapport moral 2019

Lors de cette Assemblée générale, une résolution a été votée pour entériner une évolution de notre modèle partenarial : désormais, nous comptons, aux côtés des grands partenaires (cotisation de 100 000 euros), des partenaires stratégiques, qui s’impliquent sur plusieurs programmes (cotisation de 50 000 euros).

Les grands partenaires et partenaires stratégiques de la Fing en 2020

La Fing a 20 ans, et dans 20 ans, que sera-t-elle, quels grands enjeux seront au coeur de ses travaux ?

La deuxième partie de l’Assemblée générale s’est ouverte avec une teinte festive et futuriste. Afin de célébrer les 20 ans de la Fing, nous avons proposé à plusieurs visages de la Fing de se prêter à un exercice de projection : imaginer l’action et les missions de la Fing pour les 20 prochaines années.

Extraits de notre session #RetroFuturs animée par Hugues Aubin, fidèle adhérent de la Fing et chargé de mission au numérique au sein de la Métropole de Rennes.

Axelle Lemaire, ancienne Secrétaire d’Etat au Numérique, associée chez Roland Berger en charge de Terra Numerata, a présenté la « Loi pour un Localisme numérique », version 2 de la Loi pour une République numérique. Suggestion de loi émanant des citoyens et impulsée par la Fing, elle introduit plusieurs mesures dont :

  • le droit au numérique
  • des sanctions en cas de non respect du principe d’accessibilité par défaut
  • la notion de startup numérique d’intérêt général (soutenues par les pouvoirs publics selon des critères environnementaux, cela nous fait penser à Innovation Facteur 4)
  • l’écriture et l’adoption des textes règlementaires et législatifs en open source
  • l’extension du crime d’écocide aux entreprises du numérique, l’ouverture du capital des médias aux citoyens
  • l’obligation de réaliser des négociations sociales sur les règles relatives au télétravail
  • l’adhésion de la France à une convention internationale sur les droits du numérique
Quelques intervenant.e.s et participant.e.s à la session #RetroFuturs

Thomas Menant, administrateur de la Fing et associé de Numéricité, a invité la Fing à mobiliser sa communauté pour s’adapter en continu et se ré-orienter. Afin de créer davantage d’impacts, il nous a invité à faire venir autour de la table davantage d’acteurs « de la tech » (entreprises et startups technologiques), qui doivent aussi avoir un regard critique sur les technologies et services qu’ils développent, pour un numérique inclusif et solidaire. Un vrai clin d’œil à notre programme #Reset !

Kémo Touré, directeur général de Wikuto, qui a vécu la Fing via le Carrefour des Possibles, souhaite que la Fing continue d’être une structure indépendante pour discuter des enjeux du numériques et permettre des échanges entre acteurs publics et privés.

Charlotte Marchandise, 1 parmi plus de 120 alumni de la Fing et candidate à l’élection présidentielle de 2017, souhaite que la Fing explore de nouveaux espaces autour des données. Le défi est de taille : quelles stratégies de données pour les invisibles (les publics pour lesquels on manque de données, comme les personnes en situation de handicap), et auprès des furtifs (les publics qui ne souhaitent pas apparaître) ? Comment faire en sorte que les données prennent en compte les réalités sociales ? Et comment enfin intégrer des choix de « non numérique » ? Des axes intéressants pour le programme self data et de futurs articles sur Internet Actu.

Stéphie Vincent, Directrice opérationnelle de l’Hermitage, a invité la communauté Fing a poursuivre ses actions autour des nouveaux modèles de fabrication distribuée, à l’image de l’initiative Fabricommuns. La crise covid-19 a révélé l’utilité et le potentiel des fablabs territoriaux, il est désormais nécessaire de tester des modèles économiques pour soutenir ces lieux et participer à la résilience des territoires. Ce sont des sujets souvent mentionnés dans nos travaux actuels sur le numérique et les risques.

Ces interventions ont donné lieu à de nombreux rebonds de la part des participants, que vous pouvez retrouver par écrit ou en rediffusion.

Revivre l’Assemblée générale

Et après ? Ouvrir davantage notre programmation et nos productions à la communauté Fing

Les nombreux défis et perspectives proposés lors de cette AG donnent aussi du grain à moudre à la Fing (l’équipe, le Conseil d’administration, nos partenaires et adhérents) pour construire de futurs programmes et se transformer.

En cette année inédite, nous souhaitons inclure davantage notre communauté dans la programmation et les actions de la Fing.

Vous souhaitez vous mobiliser ? Vous pouvez adhérer à la Fing, nous écrire, parler de la Fing dans vos organisations et participer à nos rendez-vous !

Bel été !

Catastrophes technologiques et risques industriels : gouverner l’ingouvernable ?

Les catastrophes technologiques mettent toujours à nu l’impéritie des hommes à y faire face. Comme si la question du risque, finalement, était toujours la conséquence d’une catastrophe, jamais son préalable. C’est ce que disait déjà la sociologue américaine Sheila Jasanoff dans son ouvrage, L’éthique de l’invention que nous décryptait l’année (…)

Lire la suite sur InternetActu

2e Connecteur Recherche Riposte Créative le vendredi 3 juillet !

Les « Connecteurs Recherche » Riposte Créative créent un espace d’échange entre chercheurs et praticiens (acteurs publics territoriaux, CNFPT, autres professionnels), autour des enseignements de la crise. Ces Connecteurs, co produits avec le CNFPT, s’inscrivent également dans le cadre de l’expédition Numérique tous risques (https://fing.org/actions/numeriques-tous-risques.html) menée par la Fing.

La crise sanitaire Covid-19 et ses conséquences sociales, territoriales et organisationnelles sont à la fois facteurs de grandes difficultés, mais aussi de riches initiatives que le CNFPT cherche à mettre en lumière et en relation ; ainsi que de nombreux questionnements et réflexions que nous souhaitons instruire, avec les acteurs publics territoriaux et les acteurs de la recherche, pour préparer l’avenir. Elle soulève selon Jacques-François Marchandise plusieurs questions de recherche à instruire :

  • Numérique facteur d’exclusion et/ou de liens sociaux et de résilience (que nous apprennent les pratiques des migrants par exemple, cf. les travaux de Dana Diminescu etc)
  • Les données ouvertes sont-elles un vecteur d’appropriation démocratique ? (cf. jeux de données publiques sur covid-19)
  • Est-ce que la crise horizontalise, décloisonne les silos ? (par exemple est-ce qu’au sein des collectivités, les gens du numérique, les gens de la sécurité civile, ceux des politiques de santé publique travaillent mieux ensemble ?)
  • Comment rapprocher les termes des experts (grande technicité de la crise) des termes des usagers et des professionnels

Un premier Connecteur Riposte Créative a eu lieu le 20 mai 2020 autour de 4 sessions thématiques :  Territoire, lieux, services, proximité ; Gestion de crise ; Organisations publiques à l’épreuve de l’incertitude ; Inégalités, inclusion, capacitation.

Le deuxième se tiendra en ligne le vendredi 3 juillet 2020 autour de 3 sessions thématiques :
– L’organisation de demain au service d’une nouvelle démocratie (10h-12h)
– Le management en temps de crise (14h-16h)
– Les apprentissages en situation de crise, quels enseignements dégager pour mieux apprendre ? (14h-16h)
Plus d’infos
Nous espérons vous y retrouver nombreux pour enrichir les échanges !

Retour sur les Fing Talk confinés

Au cours de la période de confinement, et afin de rester connectés avec notre communauté, nous avons mis en place un rituel hebdomadaire : les Fing talks. Chaque jeudi, de 13h30 à 14h30, nous réunissons une dizaine de personnes, adhérents, témoins, amis et curieux de la Fing.

Spontanément, ces Fing talks sont à la fois devenus des moments de témoignage sur notre expérience du confinement, les projets lancés par les uns et les autres, et les opportunités futures de partages d’expérience ou d’embarquement dans les actions de la Fing. Parmi les thématiques que nous avons abordées : la place des tiers lieux, les communs de la connaissance, les enjeux de mobilité, la gestion de crise, les nouveaux modèles d’innovation…

Après 7 éditions de Fing Talks “confinés” et 25 participants, nous avons décidé de poursuivre cette aventure à un rythme plus doux (2 fois par mois), tout en restant ouvert à la demande.
> Inscription

Meeco publie son analyse de la nouvelle Stratégie Européenne de la Donnée

Le 19 février 2020, la commission européenne publiait sa nouvelle stratégie des données résolument tournée vers l’individu. Elle y citait le mouvement MyData comme un des modèles permettant de donner aux individus les moyens pour un meilleur contrôle et un meilleur exercice de leurs droits sur leurs données. 

Afin de permettre à tout un chacun de saisir la portée de cette nouvelle stratégie européenne des données, Meeco, un des acteurs majeurs de la communauté MyData, a publié une synthèse qui fait le point sur les enjeux, la vision et les problèmes mentionnés dans cette stratégie. 

En termes d’enjeux, Meeco pointe un des changements fondamentaux ayant eu lieu ces dernières années en matière de données; celui du glissement de la production de données des data centers vers les objets connectés et autres dispositifs plus proches de l’utilisateur (edge computing). Si ce changement implique que chacun de nous produira beaucoup plus de données que par le passé, la commission européenne y voit une opportunité de développer de nouveaux outils qui procurent aux individus un plus grand contrôle sur les données qu’ils produisent.

Concernant la vision de cette stratégie, Meeco nous indique que si la commission européenne considère les données comme une ressource créatrice de valeur et de croissance, elle estime aussi que leur exploitation ne peut se faire que de manière responsable, loin des abus et du capitalisme de surveillance dont nous avons été témoins ces deux dernières décennies. 

Quant aux problèmes, Meeco explique que plusieurs obstacles empêchent l’europe de profiter pleinement de son potentiel en matière d’économie de la donnée. Le principal obstacle est la disparité entre les états membres en termes de mise en place de cadres juridiques adéquats. La commission européenne y voit la nécessité d’une action coordonnée entre ses membres et énumère huit obstacles majeurs qui doivent être surmontés si l’Europe veut réaliser ses ambitions autour d’une économie de la donnée “human centric” : 

  • La disponibilité des données
  • Les déséquilibres du pouvoir sur le marché
  • L’interopérabilité et la qualité des données
  • La gouvernance des données
  • Les infrastructures et les technologies des données
  • La mise en capacité des individus dans l’exercice de leurs droits
  • La data literacy
  • La cybersécurité

Enfin, Meeco met en lumière, par le biais d’études de cas, des d’outils de gestion de données dont l’approche s’inscrit dans le cadre de cette nouvelle stratégie.  Ces études de cas sont analysées sous le prisme de cinq perspectives : business, droit, technologie, obstacles et catalyseurs. 

Pour découvrir plus en détails cette analyse riche en enseignements, n’hésitez pas à consulter le document d’origine dans son intégralité ici.  

La crise actuelle nous encourage à réinventer le numérique

Face à une crise sanitaire majeure, comme l’est cette pandémie ou comme le serait toute catastrophe porteuse de risques respiratoires ou de contagion, le numérique joue un rôle singulier. Nous maintenir en lien, renforcer les coopérations, partager les informations et les idées, contribuer à des solutions concrètes ou de long terme. Mais le numérique n’est pas un grand ensemble cohérent : c’est un ensemble de dispositifs porteurs de choix techniques, économiques et politiques.
A la Fing nous sommes, comme beaucoup, fragilisés par cette situation imprévue. Mais nous sommes confortés dans la mission qui est la nôtre et que nous avons construite avec vous : questionner le numérique d’aujourd’hui dans la perspective du monde de demain. Contribuer à ce que les choix que nous faisons en matière numérique répondent aux aspirations de la société.

La nouvelle expédition Numérique tous risques, imaginée en 2019 et que nous engageons ce printemps, questionne précisément les relations aux risques, crises et catastrophes, en prospective mais avec des terrains bien réels, avec pour ambition de forger des pistes pour l’avenir. InternetActu, temporairement fermé, rouvre ses colonnes pour éclairer les débats actuels et y contribuer par sa veille et ses analyses.Les trois programmes que nous portons en ce moment sont réactualisés. Parce que les données personnelles sont un enjeu fort de la crise, le self data, à échelle territoriale comme à celle, mondiale, de mydata.org, est un champ de travail majeur pour les acteurs de la ville, de la santé, de l’éducation.Parce que la maximisation des profits dans un monde à ressources limitées est pour l’innovation une approche obsolète et dangereuse, l’innovation à impact est plus que jamais un champ à travailler et renforcer (Innovation Facteur 4), et la transition écologique un horizon qui doit modifier le numérique et en faire usage. Parce que les inégalités sociales sont aggravées par la crise et posent des questions d’équité scolaire, de disparités territoriales ou d’isolement, et parce que la dématérialisation est porteuse de potentiels et de difficultés, le travail sur un numérique capacitant (Capacity Lab) est une nécessité impérieuse.

Il ne s’agit pas seulement de produire ensemble des pistes et des idées : il s’agit, comme nous y engage Philippe Lemoine, d’ »engager un combat de grande ampleur sur l’enjeu du numérique » et d’envisager « d’autres manières de transformer le monde en utilisant les outils d’aujourd’hui ». #RESET 2022 est porteur d’un objectif transformateur à court-moyen terme et d’un cadre d’action collectif pour y parvenir. Des entreprises nous disent que leur approche du numérique est en train de changer. La société civile nous montre qu’elle entend jouer un rôle plus important que jamais. Les acteurs publics nous partagent leurs questionnements sur leurs modes d’action. La recherche nous montre un foisonnement de terrains et de problématiques actuelles.De nouveaux projets de coalitions émergent, rendus évidents par la crise, d’autres mûrissent ou évoluent, le rendez-vous de l’Assemblée RESET le 16 juin permettra de rassembler nos forces au service d’intentions communes.

La Fing c’est vous, depuis 20 ans : c’est le travail d’une petite équipe avec une communauté large et diverse. Nous avons aujourd’hui besoin d’adhérents, de partenaires financiers, de mécènes, de coproducteurs – et d’autant plus que certains de nous fidèles soutiens sont en difficulté : la Fing elle-même et ses projets sont en pleine levée de fonds.Nous avons besoin de contributeurs et complices. Nous savons qu’aujourd’hui vous êtes pour certains en cellule de crise continue, réduits à l’inaction pour d’autres, et pour la majorité en situations de télétravail compliquées. Mais vous êtes nombreux à nous manifester votre impatience de participer à nos travaux, et en période confinée nous avons ouvert la boite noire de la Fing, avec le rendez-vous hebdomadaire des FingTalks.
Nous avons aussi besoin que nos travaux soient largement partagés, qu’ils soient enrichis, que chacun en fasse bon usage, localement et internationalement. Notre Assemblée générale, le 24 juin, sera l’occasion pour la Fing de se projeter dans l’avenir à la lumière du présent.

Vous souhaitez imaginer et construire le futur du numérique ? Rejoignez la Fing – Offres de stage

Rejoignez-nous ! La Fing, think tank de référence sur le numérique, mène des actions d’exploration et de transformation avec ses partenaires et son écosystème pour imaginer un numérique responsable, porteur d’avenir et centré sur les capacités humaines.

Dans le cadre de notre programme d’action 2020, et afin de développer de nouvelles actions auprès de notre écosystème, nous ouvrons deux offres de stage, à pourvoir dès que possible !

Vous êtes passionné-e des transformations numériques et souhaitez contribuer à imaginer le futur du numérique ? Découvrez les offres de stage.

Chargé(e) de mission animation de communautés et valorisation

Votre mission sera de participer à l’animation du réseau Fing (partenaires, adhérents, contributeurs) via des actions de communication (web, réseaux, sociaux, animation de communautés, relations adhérents etc.) et de participer à la mise en place d’une stratégie de valorisation des actions et productions de la Fing (événements, nouveaux formats de diffusion et d’appropriation des contenus, relations presse, etc.).

Découvrez l’offre de stage : chargé(e) de mission animation de communautés et valorisation (6 mois, à partir de juin, arrivée possible au cours de l’été).

Cette offre de stage est faite pour vous si :

  • Vous aimez écrire des articles de blogs, des newsletters sur les sujets d’innovation et de numérique
  • Vous aimez utiliser des outils numériques multiples (site web, réseaux sociaux, outils collaboratifs)
  • Vous êtes une personne créative 🙂

Chargé(e) de mission prospective au sein de l’expédition Numérique tous risques

Votre mission, au sein de l’équipe de l’expédition Numérique tous risques, sera d’assurer le bon déroulement de l’expédition (préparation des rencontres avec les partenaires et interlocuteurs terrains, suivi et valorisation des actions) et de participer activement à sa réalisation (veille, cartographie, enquêtes terrains, animation d’ateliers, recommandations). Cette expédition, plus que d’actualité avec la crise du covid-19, entend explorer les crises du vu numérique et le numérique vu des crises.

Découvrez l’offre de stage : Chargé(e) de mission prospective – expédition Numérique tous risques (6 mois, à partir de juin, arrivée possible au cours de l’été).

Cette offre de stage est faite pour vous si :

  • Vous avez des bonnes connaissances en humanités numériques et avez déjà réalisé des actions de recherche (veille et grilles d’enquêtes)
  • Vous aimez animer et participer à des ateliers prospectifs et des entretiens de terrains
  • Vous aimez écrire et formaliser de nouvelles connaissances

Comment se déroule le recrutement ?

Une fois votre candidature envoyée à l’adresse rh@fing.org, nous étudierons les candidatures et organiserons, à distance, des entretiens pour mieux vous connaître et échanger sur vos motivations et disponibilités. Lors de ces entretiens, les candidats pourront bien sûr poser des questions sur le déroulement du stage et les missions attendues, et donner des idées et envies d’apprentissage.

Les candidats reçus pourront ensuite élaborer une convention de stage en lien avec la Fing et leur établissement d’enseignement.

Nos travaux étant déjà bien engagés, nous souhaiterions pouvoir faire démarrer les stages avant l’été, mais nous restons bien sûr flexibles en fonction de vos contraintes !

Pour préparer votre candidature, vous pouvez :

Nous publions tons toutes nos offres de recrutement sur la page suivante : https://fing.org/recrutement.html

MyData Global réoriente son action pour répondre à la crise du coronavirus

Depuis 2018 MyData Global fournit le cadre de réflexion et d’analyse nécessaire pour appréhender les enjeux liés à l’exploitation des données personnelles. Dans cette période marquée par la crise du coronavirus et face aux nombreuses tentations d’exploiter massivement les données personnelles des individus, ce cadre est plus que jamais indispensable. 

Le nombre de « solutions » pour mettre fin à la pandémie du COVID-19 est impressionnant. De l’approche techno-solutionniste à la surveillance des citoyens par les états, tout y est, faisant planer des menaces majeurs quant au respect de la vie privée et des libertés individuelles, et entraînant beaucoup de confusion quant à leur pertinence.

Pour pouvoir décrire, évaluer et informer sur cette multitude de « solutions », MyData Global réoriente son action et s’appuie sur la puissance de sa communauté internationale constituée d’entrepreneurs, chercheurs, activistes et experts pour ramener du sens et encourager le recours à des modèles de gouvernance fondés sur la transparence et le partage des pouvoirs entre les différentes parties prenantes. 

Pour ce faire, MyData a mis en place un processus qui lui permet de s’appuyer sur ses hubs locaux pour : 

  • Rassembler et répertorier les initiatives en cours afin de pouvoir les analyser, 
  • S’organiser autour de pistes urgentes pour pouvoir les développer et les amener à un stade de projets.

Les outils ont également été adaptés afin de répondre à cette nouvelle orientation : 

  • Une chaîne Slack dédiée à cette crise qui sert de source d’informations,
  • Des réunions hebdomadaires en ligne pour assurer le partage d’informations,
  • Un « digest » hebdomadaire pour que chacun puisse y voir plus clair. 

Cette réorientation de son activité constitue pour MyData un véritable défi et un paris risqué, mais plus que jamais la communauté se mobilise pour que l’exploitation des données personnelles se fasse dans le respect des droits. Le chantier est actuellement en cours et nous vous tiendrons au courant des ses avancées, d’ici là, n’hésitez pas à nous rejoindre et à apporter votre contribution ! 

MyData France powered by Fing, le hub local de MyData Global.
De nombreuses personnes de la communauté Mydata sont déjà actives dans différentes villes à travers le monde. Afin d’aller encore plus loin et de s’engager de manière plus structurée, ces personnes peuvent s’organiser en « hub » afin de mettre en place différentes actions et porter le concept MyData au niveau local.

Numérique tous risques et Covid 19

Annoncée fin 2019, l’expédition Numérique tous risques vise à étudier les risques et les crises comme révélatrice des fragilités et dépendances auxquelles les dispositifs numériques sont exposés, et exposent la société. Organisée en trois étapes sur 2020 et 2021 (exploration thématique et veille, terrains, propositions), cette expédition s’intéressera aux thématiques des données, de la gouvernance, des métiers et de la capacitation. Cette expédition entend considérer tous les types de risques et de crises. 

L’actuelle épidémie de covid-19 nous amène à considérer également les enjeux et questionnements liée à cette crise. En tant qu’acteur public, privé, ou associatif, vous êtes certainement amené à adapter vos pratiques, vos organisations et cette expédition peut vous apporter des clefs de lectures et outils pour le futur. 

Vous souhaitez vous associer à cette expédition et en savoir plus sur les modalités de partenariat ? Contactez nous : infos@fing.org

Le « jour d’après » sera numérique ou ne le sera pas – Le témoignage de la Fing en nouvelle écoute

Le 8 avril 2020, la Fing a participé à un atelier au format inédit.

Organisé dans le cadre de la consultation « Le jour d’après« , initiée par 60 parlementaires dans le contexte de la crise liée à l’épidémie de covid-19, cet atelier, en visioconférence, avait pour objectif d’éclairer la thématique numérique de la consultation.

Les axes du débat ont été posés par Paula Forteza, députée des Français de l’étranger et co-initiatrice de la consultation auprès des deux témoins, Sébastien Soriano, Président de l’ARCEP (autorité de régulation des communications électroniques et des postes) et Mathilde Bras, directrice opérationnelle de la Fing. Ils ont été également enrichis des questions des participants et des propositions publiées sur la plateforme de consultation.

En résumé trois grandes questions ont été abordées :

  • Peut-on dire qu’il y aura un avant et un après crise concernant notre modèle numérique ?
  • Quelles utilisation des outils numériques et des données pour gérer la crise, et quelles protections y associer ?
  • Quels apprentissages pour nos politiques publiques du numériques (5G, inclusion et usages, sobriété numérique, communs numériques, régulation des grands acteurs, etc.) ?

Les échanges sont accessibles en nouvelle écoute et nouvelle lecture sur le site de la consultation : Atelier 1 – Le jour d’après sera numérique ou ne le sera pas.

Les échanges entre les témoins et avec les participants ont démontré à quel point les actions de la Fing pour 2020 sont pertinentes pour éclairer certains enjeux liée à la crise actuelle. A titre d’exemple :

  • L’expédition Numérique tous risques vise à étudier les risques et les crises comme révélatrices des fragilités et dépendances auxquelles les dispositifs numériques sont exposés, et exposent la société, les organisations, les collectifs. La Fing entend considérer la crise du covid-19 comme l’un des terrains de cette expédition, en prenant notamment l’angle des organisations apprenantes.
  • La communauté internationale mydata.org, cofondée par la Fing et les actions menées sur le self data territorial, explorent les questions de maîtrise par les usagers de leur données et la construction d’environnement de confiance décentralisés, enjeux qui résonnent particulièrement aujourd’hui lorsqu’il s’agit d’intégrer des dispositifs numériques de lutte contre la crise.
  • La démarche RESET a pour ambition de former des coalitions d’acteurs autour de différentes thématiques afin de « transformer le numérique », pour qu’il soit un numérique choisi plutôt que subi. Les enjeux de sobriété numérique, de maîtrise des technologies, de lien social, d’équité et tant d’autres sont aussi mobilisés dans les débats et réflexions du « monde d’après ».

Vous souhaitez en savoir plus sur les activités de la Fing, vous impliquer en tant que partenaire ? Vous voulez partager une initiative et/ou des idées sur le futur du numérique ? Ecrivez nous ou participez à nos Fing Talks hebdomadaires !

NB : la participation de la Fing à cet atelier n’est aucunement le signe d’un quelconque soutien politique.

Navigation nouvelle génération, pour un site prenable et durable

Cher·e·s inconnu·e·s en quête de sens dans un monde dévoré par le numérique, cher.e.s complices d’action et de remue-méninges, chèr·e·s adhérent·e·s et partenaires dont le soutien actif et stimulant est le moteur de notre capacité de production,

Voilà longtemps que que vous méritiez de pouvoir suivre plus facilement le cours de nos publications, de nos travaux communs, et tout simplement d’(arriver à) entrer dans nos contenus !

Convaincus que la complexité de la Fing exige une simplicité d’accès, nous avons redéfini une stratégie éditoriale, choisi une identité visuelle partageable et repensé notre maison commune ouverte sur le monde fing.org

L’encoche de notre logo vous engage à vous en saisir, vous pouvez l’attraper. Il ne se suffit pas à lui-même, la Fing fonctionne en réseau ouvert, demain plus encore qu’aujourd’hui. Nous vous invitons à en faire partie, et à construire et produire ensemble, nous vous disons comment.

Notre travail s’appuie sur un socle de valeurs au service d’une innovation durable et partagée.  Nous vous proposons de nouveaux parcours de lecture pour le découvrir, vous l’approprier, augmenter notre valeur d’usage.

Ce nouveau site est « in progress », il a vocation à vivre, continuer à s’enrichir et à se simplifier. Bâti sur une architecture open source, ses contenus, comme toutes les productions de la Fing sont des communs, rendus accessibles à tous et couverts par une licence libre.

Vos retours d’utilisation sont précieux, merci* à tous ceux qui nous ont engagés à dépoussiérer la malle de la Fing, cachée dans un vieux grenier !

Le saviez-vous ? 129 personnes ont contribué à l’équipe Fing depuis 20 ans

Sophie 😉


Merci* également à Emmanuelle Delsol, Marion Legras, Mathieu Drouet, Aurialie Jublin, Charles Nepote et Florian Daniel sans lesquels ce chantier n’aurait pu voir le jour !


Quelques déclinaisons du logo de la Fing de 2000 à 2019


Plan d’action de la Fing en 2020

Depuis vingt ans, grâce au soutien de nos partenaires et adhérents, nos travaux collectifs questionnent les transformations numériques, qu’elles soient technologiques, économiques, politiques ou sociales. Grâce à leur  confiance, nous faisons vivre cet équilibre entre praticiens et chercheurs, acteurs privés et publics, petites et grandes structures. Grâce au cadre commun que nous avons construit, toutes ces productions, dont vous appréciez la valeur, sont des “communs”, sous licence libre.

Le monde change autour de nous, nos travaux nous y ont préparés, qu’il s’agisse de prendre en compte l’urgence écologique, les enjeux de pouvoir de la technique ou de nombreux autres aspects : tout en restant fidèles à nous-mêmes, nous redéfinissons notre mission autour de deux rôles.

Le rôle exploratoire de la Fing s’incarne dans son média InternetActu et dans ses “Expéditions” menées chaque année. Il s’agit d’aiguiser les regards sur les technologies et leurs usages, de conduire des réflexions prospectives, de mettre les certitudes du numérique à l’épreuve des enjeux contemporains, vous le verrez à a découverte de notre prochaine expédition qui tiendra assurément cette promesse.

Mais il s’agit aussi de traduire les réflexions en actions, de les faire “atterrir”. Au-delà des pistes, il nous paraît maintenant nécessaire d’endosser un rôle transformateur, de traduire plus explicitement que par le passé les pistes de travail que nous élaborons en une recherche d’impact à court-moyen terme : au-delà de l’analyse des impacts du numérique sur la société, pouvons-nous renforcer les impacts de la société sur le numérique ? Et en 2022, que voulons-nous avoir réussi ?

Cet objectif d’impact se décline en intentions, leviers, alliances. Il s’incarne d’abord autour de trois programmes que nous voulons faire “réussir” d’ici à 2022 avec votre aide : Innovation Facteur 4 et la recherche d’impact environnemental pour l’innovation ; le Self-data ou la maîtrise par les personnes de leurs données personnelles, avec Mydata.org ; CapacityLab et l’élaboration de politiques et dispositifs numériques “capacitants” pour répondre aux enjeux d’appropriation.

Il prend une dimension nouvelle avec le programme collectif #Reset 2022, engagé fin 2019 au terme de notre cycle de réflexion prospective #Reset 2018-2019 qui nous a montré un numérique “sur la sellette” mais aussi d’importants leviers pour agir : il s’agit maintenant d’élargir le cercle et d’accroître la portée de ces réflexions.
Nous poursuivons l’objectif – immodeste mais vital – de « réinventer le numérique » : travailler concrètement à changer certaines conditions-clés dans lesquelles il se développe, afin qu’il contribue plus clairement au bien commun. Le mode opératoire de ce dispositif est collectif : il s’agit d’imaginer et de faire émerger des coalitions d’acteurs hétérogènes qui s’accorderont sur des intentions communes, sur des objectifs forts mais atteignables en moins de trois ans, sur les leviers pour les atteindre. Aujourd’hui une quinzaine de coalitions émergent, il peut y en avoir plusieurs dizaines. Nous engageons à la fois la mobilisation des dynamiques, la levée de fonds et l’outillage des acteurs.

Le numérique d’aujourd’hui échappe à la maîtrise collective et de nombreux acteurs de l’innovation comprennent qu’il n’y a pas de chemin viable dans un numérique subi par la société, qu’il y a des avantages stratégiques à un numérique dont nous sommes les acteurs. Le numérique d’aujourd’hui n’est pas adapté au monde de demain, à ses incertitudes, aux enjeux climatiques et politiques du 21e siècle. Pour toutes ces raisons, la technologie est éminemment politique. Notre conviction est aujourd’hui qu’il est possible d’orienter le numérique. Nous, acteur collectif, nous vous proposons de nous engager dans une redéfinition d’un numérique qui proposerait du “mieux” plutôt que du “plus”.


Publication du Cahier HyperVoix

Le Cahier HyperVoix, qui dresse le bilan de l’expédition conduite en 2019 par Cécile Christodoulou et Véronique Routin pour la Fing, vient de paraître.

Les nouvelles interfaces humain-machines, en particulier les “assistants” vocaux, sont sur le devant de la scène avec des enjeux commerciaux forts (une étude cite jusqu’à  8 milliards de systèmes vocaux en 2023 dans le monde ). Les promesses sont fortes : davantage de fluidité, d’interaction naturelle, de facilité d’accès,… de temps libéré (les mains libres pour faire autre chose ou pas) ; jusqu’à une machine dotée d’intelligence, d’émotions, auto-apprenante…Les usages eux restent limités, cantonnés à des requêtes, des commandes simples avec des réponses uniques (météo, scores de matchs sportifs, commande d’objet ou de nourriture, etc.).

Dans ce travail nous avons exploré de nouveaux usages et nous nous sommes intéressés aux enjeux de conception de ces nouveaux dispositifs. Bonne lecture !

Lancement du projet RUDI

Rennes Métropole est l’un des 20 lauréats (sur 175 dossiers) de l’appel à projets européen UIA “Digital Transition”, destiné à soutenir des projets innovants.

La Fing est l’un des 13 partenaires de ce projet, nommé RUDI (Rennes Urban Data Interface – ‘l’interface des données rennaises” – 2019-2022), qui vise à faciliter l’accès aux données du territoire par tous ses acteurs afin de produire des services performants et respectueux de la vie privée et des valeurs du service public.

Les travaux se sont engagés fin 2019, le premier comité de pilotage a eu lieu le 21 janvier. La Fing contribue à l’animation du projet avec des apports sur la compréhension des besoins et usages, le self data, la culture de la donnée, la stimulation de l’émergence de projets pilotes, les thématiques d’usages potentielles.

Interventions de la Fing en 2019

Jurys d’innovation, auditions publiques, autres interventions… En 2019, vous nous avez souvent sollicités en tant qu’acteur de la société civile tant pour participer à la sélection de projets innovants que pour émettre des avis d’experts ou partager nos éclairages nourris de nos travaux

Participer à la sélection de projets dans différents jurys d’innovation

  • PIA Transformation de l’action publique : Défis Cartes blanches
  • Appel à projets ETNA Environnement de Travail Numérique de l’Agent (ETNA) avec la DINSIC
  • Appel à projets national “Hubs territoriaux de l’inclusion numérique” (Banque des Territoires)
  • Concours Talents du vélo 2019 (référent prix innovation de service)
  • Concours French IOT-Ile de France La Poste
  • Grand prix Innovation Ville de Paris (domaine Energie et Mobilité)
  • Appel à projets Services numériques innovants 2019 du ministère de la culture
  • Juridikthon “Transition numérique” de l’ANACT

Émettre des avis d’expert

Nous avons été auditionnés par :

  • la Commission supérieure du Numérique et des Postes, sur les enjeux de maîtrise collective du numérique
  • le Conseil national du numérique, dans le cadre de sa saisine “numérique et environnement”
  • la Médiatrice de l’Education nationale, pour son rapport 2019 (Administration numérique et inégalités; transparence des algorithmes)
  • l’Arcep, sur les sujets environnementaux en vue de la note “Réseaux du futur” (octobre 2018)
  • France stratégie au sujet des enjeux de soutenabilité des politiques publiques
  • la Plateforme RSE, au sujet de la responsabilité numérique des entreprises.

Autres interventions

Nous sommes également intervenus à la demande du CIGREF, de la FONDA, de Communication publique, du Pôle Images et Réseaux, du Centre français des fondations, de Ouest France, de la ville de Bordeaux, du Pôle métropolitain Clermont-Vichy, de Mégalis Bretagne, de la Métropole européenne de Lille, de la Biennale de Saint-Etienne, du Département de la Creuse, de la ville de la Rochelle, de l’Association internationale des Maires francophones, de la Wallonie, du Grand Lyon, de la métropole de Bordeaux, du CNFPT, d’Orange Bank, de l’AFD, de la 27e Région… [liste non exhaustive]

Les publications de la Fing en 2019

Les avez-vous lues ? Retrouvez nos publications 2019, à (re)lire, méditer, pour s’inspirer, et découvrez les parutions au programme du mois de janvier 2020…


Valoriser et soutenir l’innovation à impact radical : un référentiel et un outil communs et partagés

L’innovation Facteur 4 place au coeur de sa proposition des objectifs d’impact environnemental ambitieux. Ce Guide méthodologique synthétise les résultats du projet “Innovation Facteur 4” sous la forme d’une méthode destinée aux innovateurs et à ceux qui les accompagnent. Il propose un ensemble d’outils simples qui laissent l’innovateur dire sur quoi il veut avoir un impact et comment il le mesure, sans imposer de critères. Elle est donc complémentaire des indicateurs et méthodes déjà existantes de mesure d’impact.

Publication de la Fing dans le cadre de son programme Transitions² en CC-BY novembre 2019, avec le soutien de l’ADEME, la Banque des territoires-Caisse des dépôts et Léonard– Téléchargement

Kit Self Data territorial

Et si les villes prenaient un rôle central dans le partage des données personnelles aux citoyen·ne·s qu’elles concernent ? Pour qu’ils·elles en tirent des usages pour eux afin de leur faciliter le quotidien, mieux se connaître, mais également pour leur permettre de contribuer avec leurs données au pilotage du territoire ou à des causes d’intérêt général… ! Implémentez à votre tour le Self Data sur votre territoire, suivez le guide 😉

Publication Fing dans le cadre de son programme Self Data territorial/mesInfos octobre 2019 en CC-BY, avec le soutien de la Ville de la Rochelle, la Fabrique des mobilités, La métropole Grand Lyon, Nantes métropole, Enedis,GRDF, Engie, EDF, NTT Data, ? , Orange, Le groupe La Poste, l’ADEME, le groupe VYV, Agglomération La Rochelle, IMT Mines Albi-Carmaux, le Tuba, la CNIL, MyData – Téléchargement

Agenda pour un futur numérique et écologique

Le numérique (mais pas n’importe quel numérique) peut et doit apporter une contribution plus décisive, plus puissante, plus partagée à la transition écologique. Et si nous (re-)construisions l’“agenda » du numérique au service de la planète ? Cette publication propose plus de 50 pistes neuves pour l’engager !

Publication avril 2019 par la Fing dans le cadre de son programme Transitions² en CC-BY, avec le soutien de l’ADEME, l’Iddri, Inria, GreenIT.fr, le Conseil National du Numérique et Explor’ables Téléchargement

Rétro-Design de l’attention

Résultat du travail lancé par la Fing avec Antony Masure, chercheur, pour aborder la question attentionnelle sous l’angle du design. Des séances de travail avec des étudiants en design de l’Ensci ont été organisées autour d’une série de services en ligne pour en dresser une analyse afin de comprendre comment se fait l’exploitation attentionnelle et imaginer des réponses qui soient plus respectueuses des usagers. Les résultats de leurs recherches sont intégrés dans les articles publiés sur InternetActu, que vous trouverez ci-dessous :

Publications janvier 2019 Fing/InternetActu en CC-BY, avec le soutien de la CNIL, Le groupe La Poste et la Dinsic

A paraître en janvier :

A paraître en janvier :
  • Cahier d’enjeux Questions Numériques #Reset [sous presse] – éditions papier et numérique, présentation publique le 21 janvier lors des voeux de la Fing
  • Cahier Open data impact, bilan critique de 10 ans d’ouverture des données publiques – édition numérique
  • Cahier Hypervoix bilan de notre expédition sur les promesses et illusions des nouvelles interfaces homme-machine vocales -édition numérique

Bonne année 2020

Voeux 2020 de la Fing – Rencontre conviviale et présentation du programme 2020 de la Fing le 21 janvier 2020 à partir de 18h


Inscription

L’équipe de la Fing vous invite à partager projets et voeux autour d’une galette le 21 janvier à 18h30. Nous serons ravis de vous accueillir dans nos locaux, 8 passage brulon 75012 – Paris.

Pour vous accueillir dans les meilleures conditions, nous vous remercions de bien vouloir vous inscrire.

Réinventer le numérique, urgent, vital et… stratégique !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 

Paris, le 27 novembre 2019 – À l’initiative de la Fing, des associations citoyennes et professionnelles, des entreprises, acteurs publics nationaux et territoriaux, chercheurs, se sont réunis pour organiser la Conférence #RESET le 3 décembre 2019 à Paris. Il s’agit d’engager un programme d’actions convergentes et mobilisatrices visant un impact à court-moyen terme, #RESET 2019-2022, pour transformer le numérique.


UN ENJEU STRATÉGIQUE

Un enjeu central pour les acteurs européens est de retrouver la maîtrise stratégique de leurs choix, de ne pas être condamnés à s’adapter en permanence à des décisions prises ailleurs, à une concentration extrême de la valeur, à un numérique facteur de dépendances plutôt que d’autonomie, d’émancipation ou de résilience. Trop souvent nous prenons en compte l’impact du numérique sur la société, comme si il s’agissait de le subir, tel un phénomène extérieur.

Il s’agit de répondre, en actes, à la question « quel numérique voulons-nous ? », de travailler à l’impact de la société sur le numérique, en prenant en compte les enjeux éthiques, démocratiques, sociaux, territoriaux, environnementaux pour en faire des principes d’action et des défis d’innovation. 

UN ENJEU DE LONG TERME

Le numérique d’aujourd’hui n’est pas adapté au monde de demain, à ses incertitudes, à ses ressources limitées. Quel numérique allons-nous léguer aux générations futures ? Un enjeu décisif pour l’ensemble de la société est que le numérique sorte du “toujours plus” et intègre des perspectives de long terme avec les acteurs de la société et les générations futures (cf. Objectifs du Développement Durable de l’ONU).

D’IMPORTANTES TRANSFORMATIONS SONT POSSIBLES

La Fing a conduit en 2019 une réflexion autour d’un #RESET du numérique, concrétisée par deux tribunes dans Le Monde en janvier et en septembre, et par différents temps d’échange, ateliers, productions.

La réflexion collective a permis de qualifier des leviers très significatifs : l’adoption de critères communs (éthiques, sociaux, environnementaux) par les grands commanditaires publics et privés; l’engagement des concepteurs, développeurs, designers ; l’investissement long-termiste; la pression de l’opinion et des consommateurs, l’exigence des générations futures; la construction collective de régulations; une transformation des formations supérieures et professionnelles au numérique, etc.

S’agissant du numérique, force est de constater qu’aujourd’hui aucun acteur ne peut rien tout seul, particulièrement à l’échelle européenne ou française, et par rapport aux grands acteurs mondiaux (GAFAM). Il est donc essentiel d’unir nos forces et moyens !

#RESET 2019-2022 : ENGAGER UN PROGRAMME COLLECTIF

Pour passer de la réflexion à l’action, la Fing et ses partenaires (ADEME, la Métropole Européenne de Lille, la 27e région, Le groupe La Poste, la Maif, Orange, Berger-Levrault et Vraiment Vraiment) engagent un programme collectif à vocation d’impact, avec l’objectif – immodeste mais vital – de « réinventer le numérique » : travailler concrètement à changer certaines conditions-clés dans lesquelles il se développe, afin qu’il contribue plus clairement au bien commun.

Le mode opératoire de ce dispositif sera collectif : il s’agira d’imaginer et de faire émerger des coalitions d’acteurs hétérogènes qui s’accorderont sur des objectifs à court-moyen terme (échéance 2022), pour arriver à de premiers résultats concrets. 

La conférence participative #RESET 2019 que nous organisons le 3/12 va lancer et nourrir ce programme. Elle sera conférence sera accueillie par Leboncoin à leur siège parisien. De façon significative, chez eux comme dans d’autres entreprises, la dynamique transformatrice vient des équipes elles-mêmes.

L’ambition de la FING est de rassembler des acteurs et des citoyens prêts à s’engager à participer, par leurs actions, à l’émergence d’un numérique « choisi » et dont nous pouvons être fiers. N’hésitez pas à nous rejoindre pour redessiner ensemble des horizons souhaitables ! Inscription et programme


A propos de la Fing
La Fing est un réseau d’entrepreneurs, d’acteurs publics, de chercheurs et d’experts engagés pour imaginer concrètement un numérique porteur d’avenir et centré sur les capacités humaines. Elle s’intéresse au numérique lui-même comme à ses interactions avec les transformations politiques, économiques et sociales : data et algorithmes, confiance et attention, démocratie et action publique, travail, éducation, environnement, villes et territoires…
Sa vocation première, exploratoire et prospective, s’incarne dans son média InternetActu et dans ses Expéditions : des travaux critiques, prospectifs et créatifs visant à faire émerger de nouvelles idées et pistes d’action, de recherche et d’innovation.
Elle se dote en 2019 d’une deuxième mission, transformatrice et à vocation d’impact, caractérisée par le programme collectif pluriannuel #Reset 2019-2022, à gouvernance partagée, dont la Fing est l’initiateur et l’un des opérateurs.
Elle travaille à ciel ouvert : ses productions sont librement accessibles et réutilisables.
fing.org | internetactu.net
reset.fing.org #RESET

Contact presse
Sophie Fourquet-Mahéo 
Mail : smaheo@fing.org
Tél : +33 (0)6 86 40 82 67 


Programme

9h30-18h30
Keynote : Transformer le numérique
Jacques-François Marchandise – Fing

Masterclass : Réinventer le numérique, enjeu stratégique
Animation : Philippe Lemoine – Fing
Intervenants : Serge Abiteboul – Arcep, Christine Balagué – IMT-Chaire Good in Tech, Marie Ekeland – Daphni, Marylise Léon – CFDT

Masterclass : Transformer le numérique pour faire face aux transitions
Animation Daniel Kaplan – Plurality University Network
Intervenants : Frédéric Bardeau – Simplon.co, Céline Faivre – Région Bretagne, Diego Landivar – Origens Media Lab, Valérie Peugeot – Orange Labs

Keynote – Conclusion de la matinée
Salwa Toko – Conseil National du Numérique

Keynote – Entreprises numériques : agir pour servir les transitions
Antoine Jouteau – Leboncoin

Fabrique de coalitions
Introduction : Jacques-François Marchandise
Intervention : Henri d’Agrain délégué général du Cigref
Ateliers collaboratifs (3 sessions)

Agora conclusive
Animation Jacques-François Marchandise
Participants : Jérome Giusti – Metalaw, Tristan Nitot – Qwant, Porteurs de coalitions, Partenaires.

Implications et participations

ADEME,  ANACT,  #APTIC,  ARCEP,  Assemblée virtuelle,  Association ICI,  Auxilia/Chronos,  Berger-Levrault, Cap Digital,  le Carrefour des innovations sociales,  CFDT,  Chaire Good in Tech,  CIGREF,  CNAF,  CNIL / LINC,  Collectivité de Corse,  Conseil départemental de l’Ardèche,  Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis,  Conseil National du numérique,  la Coop des Communs,  Cozy Cloud,  Cre@tic Cdg59 / DECLIC,  Daphni,  Demain.ai,  Les Designers Ethiques,  Design Friction,  Digital Commons Consortium,  Digital.green,  Digital New Deal Foundation,  DINUM,  Edtech One,  Espace 19,  Fondation Croix Rouge Française,  Le Garage Numérique,  Genève Lab,  Groupe la Poste,  Happy Dev,  Horizons publics,  l’Institut Mines Télécom, l’Institut du numérique responsable,  Kontnü,  La 27e Région,  Latitudes,  Communauté d’agglomération La Rochelle,  Leboncoin,  la MACIF,  la MAIF, la MedNum,  Metalaw,  Métropole Européenne de Lille,  Mission Société Numérique,  Natural Idées,  Orange,  Origens Media Lab,  Ouishare,  Les Petits débrouillards,  Plurality University,  POP,  Qwant, la Région Bretagne, Renault,  Réseau Canopé,  Sciences Po,  Sharers & Workers,  Vraiment Vraiment,  UNAF,  Université de Genève,  Usbek & Rica,  Wifirst, …

La Fing a le soutien de ses grands partenaires

La Fing a été auditionnée par l’Arcep sur l’empreinte carbone du numérique

L’ARCEP a publié le 23 octobre une note sur l’empreinte carbone du numérique. La Fing a été auditionnée par les rapporteurs de cette note, sur la base de ses travaux Transitions² mais aussi d’autres travaux utiles à la réflexion (entre autres l’expédition Softplace), et pour partager ses questionnements. Ce document fournit une lecture actualisée de l’empreinte carbone des réseaux et des équipements. Il est assorti d’un appel à contributions destiné à enrichir l’analyse, et environné d’autres notes publiées ou à paraître sur les réseaux du futur.

Quel équilibre entre protection des données de santé et innovation médicale ?

In Usine Digitale

« Les Français ont une position ambiguë. D’un côté, ils transmettent des informations aux GAFAM et BATX sans vraiment s’en rendre compte et de l’autre, selon un sondage Odoxa, un français sur deux refuse de partager ses données de santé », déclare Judith Mehl, membre d’Ethik-IA, une initiative citoyenne et académique pour « garantir un regard humain sur les algorithmes de santé ».
Lire l’article ->

« Quelle société digitale pour demain ? »

 Interview de Jacques-François Marchandise par Digital Wallonia

Fin août, Digital Wallonia organisait leur seconde université d’été des Digital Wallonia Champions, avec pour objectif de définir avec eux le modèle de société digitale pour la Wallonie. La Fing et Vraiment Vraiment ont co-organisé la journée avec l’Agence du Numérique (wallonne). 

Lire la suite sur le site Reset ->

« Nous voulons un numérique émancipateur, conçu pour tous, humain, porteur de capacités et de choix »

2e tribune #RESET publiée dans le Monde

Retrouvez ci-dessous le texte complet de la 2e tribune publiée dans Le Monde, par un collectif d’ONG (dont la Fing, dans le cadre du projet #RESET) et de syndicats, appelant à mettre la transformation numérique au service du « pacte social et écologique » présenté par Laurent Berger et Nicolas Hulot et lui-même signé par dix-neuf organisations, ONG et syndicats.

Podcast — Le numérique, le grand oublié de la transition écologique

Le numérique n’a rien de virtuel. En fait, sa matérialité est bien palpable : nos équipements ne sont qu’une facette d’une infrastructure colossale et extrêmement énergivore. Pourtant, il est le grand oublié de la transition écologique.

Lire la suite

Retour sur l’AG du 19 juin 2019

Nouvelle composition du CA et documents présentés

Le 19 juin dernier était organisée notre Assemblée générale. A cette occasion, après avoir présenté le rapport moral et le bilan et compte de résultat 2018 certifiés (les slides présentées lors de l’AG sont également consultables ici), les adhérents de la Fing ont procédé à l’élection des administrateurs et administratrices du Conseil d’administration de la Fing.

Lire la suite

Reset : on en est où ?

Depuis le début de l’année, suite à la publication de la tribune rassemblant plus de 1200 signataires, l’initiative collective #Reset a suscité l’intérêt et l’adhésion de nombreux acteurs, au gré d’échanges, de contributions en ligne, d’événements et d’ateliers prospectifs. Depuis, nous continuons d’échanger collectivement afin de décrire des intentions, à identifier des pistes d’action, à qualifier des leviers de transformation, à construire ensemble la suite du programme #Reset.
Voici quelques indications régulièrement mises à jour sur ce qui s’est déroulé au cours des derniers mois.

Lire la suite

Podcast – RESET à Futur.e.s !

Nous étions au Futur.e.s Festival organisé par Cap Digital jeudi 13 juin pour discuter réinitialisation du numérique. Pour l’occasion, nous avons invité des acteurs et des actrices engagés dans le Reset d’un numérique souhaitable : Marin Pitavy, Philippe Derouette, Francesca Musiani, Charles-Pierre Astolfi et Olivier Bringer nous y présentaient leurs projets ainsi que les convictions et actions qui les accompagnent.

Lire la suite

Manon Molins, data girl au service de la mobilité

In Movement

Portrait de Manon Molins, responsable de projet MesInfos-Self Data Territorial à la Fing. Elle explique comme le partage des données personnelles sur un territoire contribue à un usage plus collectif des data et peut améliorer l’implication des habitants dans les projets et les décisions prises notamment en matière de mobilité.

>> Lire l’article ->

Tribune : Un nouveau modèle européen de l’innovation

Nous republions ici la tribune rédigée et publiée par la Fabrique des Mobilités, qui a été signée par une trentaine de personnes, dont Jacques-François Marchandise pour la Fing. Elle est totalement dans la lignée de notre défi #Reset appelant à une autre innovation mais aussi de notre projet Innovation Facteur 4.
Lire la suite

En juin, 2 RDV pour poursuivre la dynamique #Reset !

Depuis le début de l’année, suite à la publication de la tribune rassemblant plus de 1200 signataires, l’initiative collective #Reset a suscité l’intérêt et l’adhésion de nombreux acteurs, au gré d’échanges, de contributions en ligne, d’événements et d’ateliers prospectifs, notamment les 3, 4 et 5 avril. Ensemble nous avons commencé à décrire des intentions, à identifier des pistes d’action, à qualifier des leviers de transformation. En juin, nous vous proposons 2 évènements pour construire ensemble la suite du programme #Reset.

Lire la suite

Tribune « Il est temps que la loi reconnaisse le droit des travailleurs des plateformes numériques d’être représentés »

Dans le cadre du programme #RESET, nous posons la question de réussir à avoir un numérique qui ne propose pas du plus, mais du mieux et notamment un numérique qui permette de mieux partager la valeur produite, mais aussi qui permette de mieux respecter les droits des individus. C’est pourquoi nous nous sommes associés à l’initiative de ces experts du travail et/ou des mutations numériques qui appellent à l’instauration d’un véritable dialogue social entre plateformes et travailleurs des plateformes : Mathias Dufour, président de #Leplusimportant, Odile Chagny, co-animatrice du réseau Sharers & Workers, Jérôme Giusti, co-Directeur de l’observatoire Justice au sein de la Fondation Jean Jaurès et avocat associé de Metalaw, Jérémie Giniaux-Kats, avocat associé également chez Metalaw, ainsi que Bernard Soulez, Délégué général d’Acadi.

Lire la suite

Podcast – Pour Tariq Krim, démocratie ou microciblage, il faut choisir

Tariq Krim était au coeur de la Silicon Valley lors des balbutiements du Web 2.0. Il a vécu cette effervescences aux côtés des plus grands acteurs de la tech, mais ne partage pourtant pas leur enthousiasme sur tous les choix qui ont tissé les fils de la Toile. Il rêve de services plus respectueux des usagers : de leur temps, de leur attention et de leur vie privée. Mais un obstacle majeur se dresse sur la route menant vers ce Slow Web : le microciblage, une technique marketing qui piste les moindres faits et gestes des internautes.
Pour Reset, il explique pourquoi cette technologie est néfaste pour nos cerveaux et la démocratie, et raconte sa vision d’un Web plus en adéquation avec nos droits fondamentaux.

Tariq Krim est entrepreneur et l’un des principaux activistes du mouvement Slow Web. Il est à l’origine des services Jolicloud, de Netvibes et de GenerationMP3, et a mis plus récemment au point dissident.ai.

Comment (ré)concilier rentabilité et impact environnemental positif de l’innovation

Partant du constat qu’il faut outiller les professionnels de l’accompagnement d’innovations à impact environnemental positif, le projet Innovation Facteur 4 est passé à l’action. D’abord en publiant une méthodologie (le Référentiel Innovation Facteur 4) en 2017, puis en la testant in vivo avec des porteurs de projets les 25 et 26 avril 2019 au sein de l’Accélérateur Innovation Facteur 4.
Retour sur les enseignements apportés par ces 2 jours.

Lire la suite

Réconcilier écologie et numérique, il y a du boulot mais c’est possible

In L’ADN innovation

Relier écologie et numérique : c’est l’ambition des 20 défis établis par la Fing dans son « agenda pour un futur numérique et écologique ». Et malgré des vocabulaires et des objectifs en apparence différents, y a de l’espoir !

Lire l’article ->

Pour un nouvel agenda du numérique au service de la transition écologique

In Usbek&Rica

À l’occasion de la sortie de son Agenda pour un futur numérique et écologique, Usbek&Rica a publié une contribution de Renaud Francou et Daniel Kaplan pour présenter et impulser ces nouveaux « agendas » d’innovation, de recherche, d’action publique et construire un autre lien entre numérique et écologie.

Lire la suite de l’article ->

Retour sur les 3 ateliers contributifs #RESET

Début avril, 3 ateliers contributifs #RESET étaient organisés : un à Cap Digital avec la communauté Fing et des signataires de la tribune, un au CRI avec des étudiants, et le dernier à TheCamp avec les 1ers signataires de la tribune. Merci encore à ces 3 lieux de nous avoir accueilli dans de si bonnes conditions !

Six thématiques ont été traités : un numérique capacitant, un numérique innovant, un numérique protecteur, un numérique frugal, un numérique non-discriminant et un numérique démocratique.

RESET est loin d’être fini : nous allons réunir et travailler toute la matière produite pendant ces 3 jours pour produire un cahier d’enjeux, mais aussi d’actions et d’engagements. Nous publierons un ligne une partie du contenu pour vous permettre de l’enrichir avant publication finale.

Vous pouvez d’ores et déjà lire le compte-rendu de 3 participants en cliquant sur ce lien et continuer de contribuer en ligne sur notre forum.

Les start-up, fers de lance de la tech for good

In Stratégies

Extrait : « Cet essor de la tech for good s’explique en grande partie par l’état d’esprit de la nouvelle génération. En effet, « les jeunes aspirent à utiliser les nouvelles technologies et ne sont plus dans la même logique que leurs aînés », observe Denis Pansu, membre du think tank associatif Fondation internet nouvelle génération (FING). » 

Lire la suite de l’article ->

Pour un futur écologique, le numérique doit se repenser en profondeur

In Digital Society Forum

Le Digital Society Forum présente l’Agenda pour une futur écologique et numérique et notamment les 5 principes conducteurs :

  • la technologie n’apporte pas de solutions, mais les solutions peuvent produire des technologies;
  • la force transformationnelle du numérique n’est pas dans le calcul, mais dans l’action collective;
  • le numérique collaboratif et l’écologie démocratique ont partie liée, mais ils ne le savent pas encore assez;
  • l’innovation ne jouera un rôle positif dans la transition écologique qu’en se focalisant sur son impact autant que sur son modèle économique;
  • le numérique et son industrie doivent montrer la voie.

Lire la suite de l’article ->

Podcast – Tommaso Venturini : le problème des fake news, ce n’est pas qu’elles soient fake

L’enjeu des « fake news » se situe t-il vraiment sur le terrain de la vérité ? Pas si sûr. Mais cela ne classe pas le problème : Tommaso Venturini reste convaincu qu’elles sont néfastes pour le débat public. Il revient sur leur dangerosité, pointe du doigt ce qui leur permet de proliférer sur internet, et dresse la liste des chemins sur lesquels avancer pour nous protéger de ce phénomène.

Tommaso Venturini est chercheur au Centre Internet et Société du CNRS, chercheur associé a l’INRA et au Sciences Po Medialab, et également fondateur du Public Data Lab. Il a co-écrit « A Field Guide to « Fake News » and Other Information Disorders ».

Participez aux ateliers #RESET des 3 et 4 avril !

La réflexion « RESET-Réinventer le numérique », porté par la Fing, a été amorcé par une tribune publiée dans Le Monde du 26 janvier 2019 et signée par près de 1200 acteurs du numérique à ce jour. Nous allons poursuivre les réflexions engagées en organisant 3 sessions d’ateliers :
– le 3 avril, de 9h à 18h à Cap Digital, nous rassemblons une centaine de personnes, lors d’une journée de prospective créative, pour imaginer le numérique que nous voulons, décrire ce qui doit changer, les écueils à surmonter, les chantiers concrets, … ;
– le 4 avril, de 13h30 au CRI, nous allons proposer à des étudiants et jeunes professionnels de tous les horizons d’avoir leur propre espace de réflexion et d’élaboration pour contribuer à imaginer un numérique souhaitable pour les générations futures ; cet atelier sera suivi par une conférence de Flore Vasseur « Quel est le prix à payer pour une idée ? » (où il sera notamment question d’Aaron Swartz) ;
– le 5 avril, de 14h à 18h à TheCamp, nous rassemblons une quarantaine d’acteurs, signataires de la tribune, qui sont en position de faire des choix, d’avoir un impact significatif : acteurs publics nationaux et territoriaux, entreprises du numérique, grands employeurs, investisseurs, régulateurs, responsables politiques, associatifs, syndicaux, responsables de l’enseignement supérieur et de la recherche, …

N’hésitez pas à vous inscrire, notamment à la journée du 3 avril !

Pour réinventer le numérique, la Fing a besoin de vous !

Vous faites partie des nombreux lecteurs des productions de la Fing et de son média InternetActu.net. Vous avez peut-être déjà participé directement à nos travaux, nos ateliers, nos événements. Vous en percevez l’intérêt pour votre entreprise, votre organisation, et pour la société. Vous avez pu vous en inspirer et nourrir, car la Fing est productrice de communs. Si nos travaux sont en licence libre, c’est notamment grâce au soutien de nos adhérents, qui sont le socle de notre existence et de nos actions.

Vos adhésions sont le garant de notre capacité exploratoire. Elles nous permettent de traiter des questions en avance de phase, d’être en amont de la conception, d’avoir un apport critique et réflexif, utile à l’innovation et à la société.

Elles sont le garant de notre modèle économique, articulant le financement de la structure et celui des projets, les financements publics, privés et collectifs. C’est un équilibre délicat depuis le début, permettant la diversité de points de vue que nécessite notre mission prospective et d’intérêt général : nous conduisons des projets collectifs dont nous choisissons ensemble les thématiques, nous ne sommes pas les prestataires de nos financeurs. Nous sommes constamment coopératifs, avec d’autres associations, avec la recherche : la Fing permet de mutualiser des travaux que personne ne ferait seul.

Nos travaux ont un impact sur la vision du numérique qu’ont les acteurs de la société. En 2019, nous affirmons l’importance de faire des choix pour un numérique fertile et adapté au monde de demain et à ses défis, nous creusons avec vous la piste d’un « reset ». Nous portons un programme ambitieux et utile aux innovateurs, des concepteurs du monde numérique : nous proposons des pistes, des méthodes, des principes, allant jusqu’à prototyper et expérimenter.

La Fing a plus que jamais besoin de ses adhérents, de cofinanceurs pour ses projets, de contributeurs à ses travaux. Prenez connaissance de notre programme 2019, des conditions d’adhésion et des exonérations d’impôt possibles, des rendez-vous adhérents que nous avons imaginés, contactez-nous.
Rejoignez la Fing, faites adhérer votre entreprise, votre organisation publique, votre association. Soyez acteurs de cette aventure collective.

L’équpe Fing.
adhesion@fing.org

Blockchain et écologie : sont-elles vraiment incompatibles ? Questions à Clément Jeanneau


Clément Jeanneau est cofondateur de Blockchain Partner et auteur du rapport L’Age du web décentralisé. Il est également derrière le blog Signaux Faibles.

Que vous inspirent les appels à la refondation du web ?

Je partage la majorité du diagnostic mais une chose me chagrine quand j’écoute les nombreuses voix qui appellent – ce dont je me réjouis – à faire évoluer le web pour qu’il soit moins concentré autour d’une poignée de géants tout-puissants : il est trop peu question de ce qui est devenu l’éléphant dans la pièce, à savoir la blockchain. Aucun écosystème ne semble pourtant aussi dynamique et – il faut le dire – bien parti pour créer ce web décentralisé que tant appellent de leurs vœux. Le projet Solid de Tim Berners-Lee est par exemple intéressant pour faire prendre conscience du diagnostic, mais peinera à réunir autant de forces vives que l’écosystème de la blockchain Ethereum pour atteindre l’objectif souhaité. En réalité une grande part des projets de décentralisation du web courent simplement le risque de vivoter car ils manquent de logiques d’incitation économique, qui sont justement à l’œuvre dans la blockchain Ethereum.

J’ai bien conscience que la blockchain agace ou dérange. Trois raisons l’expliquent.
1/ D’abord sa médiatisation sensationnaliste qui a vu le sujet passer du blockchain-bullshit au blockchain-bashing, pour des raisons que j’expliquais dans une analyse récente.
2/ Ensuite, plus simplement, le fait qu’il s’agit d’un sujet qui reste incompris – or il n’est jamais évident, surtout lorsqu’on est reconnu comme expert du numérique, de reconnaître qu’on maîtrise mal un champs de cette sphère numérique. C’est dommage car ce faisant, on se prive d’immenses nouvelles pistes de réflexion et de découvertes de développement déjà en cours (qui n’attendent de toute façon pas notre assentiment pour émerger). C’est dommage, aussi, parce que cette réflexion et cette construction se font alors sans nous. Or le monde de la blockchain a aussi besoin de regards extérieurs qui ont l’intelligence de s’y plonger avec humilité et qui peuvent y porter certaines valeurs. Attendre passivement, c’est prendre le risque que l’on ne soit plus en situation, demain, si ces innovations s’imposent massivement, de tenter de les orienter dans le sens que l’on aurait pu souhaiter.
3/ Enfin, la blockchain est parfois soigneusement évitée pour sa réputation poisseuse pour ne pas dire salissante, liée à l’image que l’on s’en fait, dont son impact écologique qui a été décrit de long en large comme catastrophique. 

La blockchain est pourtant extrêmement gourmande en énergie…

Oui – du moins pour la blockchain Bitcoin, ce qui n’est pas le cas pour les blockchains dites privées (celles construites par les entreprises, dans le domaine bancaire, en traçabilité dans l’agroalimentaire, le luxe, etc., qui n’ont, elles, pas recours à des cryptomonnaies) et ce qui n’a pas vocation à l’être pour la blockchain Ethereum qui est le socle de ce web décentralisé en cours de développement. Ethereum a le projet de passer à un algorithme bien moins énergivore que celui de Bitcoin.

Cela étant dit, j’entends beaucoup de raccourcis sur le sujet – au-delà du fait que les éléments souvent avancés manquent de rigueur scientifique et d’honnêteté intellectuelle (extrapolations très imprécises, sensationnalisme, etc.). Un des premiers raccourcis est de raisonner de façon fixe dans le temps. Les progrès techniques sont souvent négligés dans les analyses – et je ne parle pas simplement de potentielles découvertes dans les années et décennies à venir, mais d’avancées déjà en cours d’application et d’adoption. Au niveau du matériel, l’arrivée de nouvelles puces a permis ces dernières années de diviser par près de cinq la consommation énergétique de Bitcoin, et un grand travail continue d’être fait en ce sens. Au niveau des couches protocolaires, une innovation comme le Lightning Network permet de démultiplier le nombre de transactions dans un même bloc, sans augmenter en proportion la consommation énergétique.

Mais cela ne change pas le modèle de Bitcoin qui doit consommer beaucoup d’énergie pour fonctionner, par nature.

C’est indéniable. Mais il ne faut pas confondre consommation énergétique et empreinte écologique. Ce qui est importe, c’est le moyen de production d’électricité qui est utilisé. Une même quantité d’électricité peut correspondre à des quantités de CO2 très différentes selon qu’elle soit produite avec du carbone fossile (charbon, pétrole, gaz) ou avec des énergies renouvelables. Or plusieurs études – dont l’étude indépendante menée par l’équipe de recherche spécialisée sur les cryptoactifs de l’Université de Cambridge – indiquent que la majorité des infrastructures de minage de Bitcoin utilisent aujourd’hui des énergies renouvelables, en partie ou en quasi-totalité

Ce n’est pas (encore ?) le cas de tous les mineurs (ceux qui valident les transactions sur le réseau en mettant à disposition leur puissance de calcul)mais il faut bien comprendre que les mineurs ont un intérêt économique à ce que leur consommation énergétique diminue, puisque cela augmente leur rentabilité. Dès lors, ils cherchent l’énergie disponible la plus économique, ce qui passe souvent par des usines hydroélectriques et d’autres sources d’énergie renouvelable. Malheureusement, parfois l’énergie la moins chère est le charbon, parce que ceux qui le brûlent ne payent pas son véritable coût ; mais le problème repose alors avant tout sur les politiques gouvernementales qui subventionnent le charbon indirectement.

La plupart des mineurs ne sont-ils pas en Chine, premier producteur mondial de charbon ?

C’est vrai, mais deux choses sont différentes sont mélangées. Le minage de bitcoins n’a rien de consubstantiel au minage de (blocs de minerais de) charbon. Je ne peux m’empêcher de penser que le fait que le terme soit le même engendre inconsciemment une confusion. 

Si les fermes de minage sont effectivement souvent chinoises, elles sont loin de fonctionner toutes avec des centrales à charbon, pour les raisons économiques citées ci-dessus. Une partie importante de l’électricité utilisée pour le minage en Chine provient ainsi de centrales hydrauliques dans les montagnes du Sichuan. Il s’agit non seulement d’énergie renouvelable, mais aussi et surtout d’énergie qui n’est pas consommée sinon (et pourtant bien produite) car située à des endroits où l’offre est supérieure à la demande.

Pour vous, la blockchain ne pose donc pas de problème écologique ?

Ce n’est pas ce que je dis. La consommation énergétique importante de Bitcoin fait de son impact écologique un sujet d’attention important, qu’il sera essentiel de suivre de près.

En revanche, il y a sur le sujet beaucoup d’incompréhension d’une part, et d’hypocrisie d’autre part.

Cette incompréhension tient aux différents éléments cités ci-dessus mais pas que. Aussi surprenant soit-il, et sans que cela ne masque le reste, Bitcoin peut aussi être un vecteur d’accélération de la transition énergétique. D’abord parce que le minage est un moyen particulièrement prometteur de favoriser les progrès d’efficience énergétique et d’exploitation optimale d’énergie renouvelable, puisque les mineurs ont un intérêt économique direct à ce que ces progrès voient le jour. Leur rentabilité dépend de cette efficience, or d’immenses sommes d’argent (leurs bénéfices) sont en jeu. Ensuite parce que le minage permet de soutenir des sites de production d’énergie renouvelable en attendant que ceux-ci deviennent rentables. Cet argument n’est pas seulement théorique : l’entrepreneur Sébastien Gouspillou explique par exemple que l’un des plus grands parcs solaires d’Afrique, jusqu’ici bloqué pour des raisons économiques, a pu voir le jour au Maroc grâce à l’apport du minage, qui a apporté la rentabilité qui manquait au projet.

Par ailleurs, il faut rappeler que l’une des forces de Bitcoin est d’être une monnaie limitée en nombre : il n’y aura jamais plus de 21 millions de bitcoins en circulation. C’est l’inverse de nos systèmes monétaires actuels dont les mécanismes de création monétaire et de dettes participent de facto à la croissance économique supposée infinie (…malgré un monde, lui, bel et bien fini !) et à la sur-exploitation des ressources terrestres. Bitcoin offre une diversité monétaire dont le principe de finitude correspond bien mieux, écologiquement, aux horizons vers lesquels nous tendrons, que l’on choisisse de s’y préparer en amont ou non. 

Enfin, il y a une certaine hypocrisie à pointer du doigt l’impact écologique des blockchains de façon spécifique. D’une part parce qu’il est très peu question de l’impact écologique du système financier classique ou de celui de l’extraction d’or, où il y aurait pourtant matière à redire. D’autre part parce que c’est tout le modèle numérique (dominant) qui devrait être sous le feu des projecteurs de façon générale, comme l’a bien montré l’étude récente du think tank The Shift Project. Cela ne doit en aucun cas servir d’excuse pour les acteurs des blockchains ; mais se préoccuper de l’impact écologique des seules cryptomonnaies et non du reste du secteur numérique serait schizophrène

Au fond, ma conviction est la suivante : si les blockchains et les cryptomonnaies sont autant critiquées pour leur coût énergétique, c’est également parce que leur utilité, et en particulier leur utilité sociale, reste incomprise. En la matière, les acteurs du secteur ont encore un grand travail de pédagogie à effectuer… à condition qu’ils puissent trouver en face des oreilles attentives et ouvertes d’esprit.


Clément Jeanneau prépare une étude complète sur l’impact écologique des blockchains et cryptomonnaies, bientôt publiée sur le site Blockchain Partner.

Podcast : Francesca Musiani fait son reset du Web centralisé

L’ère du Web décentralisé est-elle définitivement derrière nous ? La chercheuse Francesca Musiani joue le jeu du reset en pointant du doigt les forces et les faiblesses des différents modèles d’architecture du réseau. Elle nous partage au passage sa vision d’un Web idéal, qui “préserve la possibilité de l’innovation, de façon dynamique et de manière ouverte”.

En bref :
4:10 : Les limites de la centralisation du Web
9:50 : Le Web idéal
16:00 : Les chemins vers la décentralisation

Francesca Musiani est chargée de recherche à l’institut des sciences de la communication du CNRS, chercheuse associée au Centre de sociologie de l’innovation de l’école des Mines ParisTech, vice-présidente en charge de la recherche d’Internet Society France et est l’auteure d’une thèse en socio-économie de l’innovation du nom de “Nains sans géants : Architecture décentralisée et services Internet”.

Rejoignez la discussion sur un ou plusieurs défis Reset sur agora.fing.org !

Le nouvel internet sera-t-il décentralisé ?

Dans le cadre d’une saisine sur le sujet « Pour une politique de souveraineté européenne du numérique« , le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) a auditionné Philippe Lemoine, le président de la Fing. Il y aborde la notion de bien commun de l’Internet, notion sur laquelle l’Europe devrait miser, à l’opposé de la logique étatique et de surveillance de l’Internet chinois ou de la logique marché de l’Internet américain dominé par les GAFA. Il rappelle la promesse d’un internet pair-à-pair, décentralisé, qui nécessite des standards favorisant la transparence, l’interopérabilité, les circuits courts, de nouvelles façons de s’organiser. D’autres personnes saisies par le CESE évoquent également la décentralisation, comme Arthur Messaud de La Quadrature du Net, qui estime que c’est une alternative parfaite aux GAFAM, bien meilleure que l’idée d’un GAFAM européen, mais qui nécessite de lever les obligations juridiques qui pèsent sur les petites plateformes et les petits hébergeurs.

Enfin, à la question « dans quelles technologies alternatives l’UE doit elle investir pour sortir de cette situation de dépendance ? », Philippe Lemoine cite le prolongement du RGPD pour une philosophie du « privacy by design » ; sur le modèle par exemple du projet de Tim-Berners Lee, Solid, dans lequel les données restent aux mains des personnes qui les ont produites et ne circulent dans les API que le temps de leur utilisation, un projet très Self Data, ou encore de la blockchain.

Sur le sujet de la blockchain, buzzword mis à toutes les sauces, certains technophiles enthousiastes pensent qu’elle peut en effet être à la base d’un nouvel internet, un internet distribué, qui serait « plus résilient aux attaques DOS, à la censure et même aux catastrophes naturelles ». Cela pourrait même aller plus loin avec 1es téléphone blockchain : le Galaxy S10 de Samsung inclura un système de stockage sécurisé pour les clés privées de crypto-monnaie. Il est également questions de « dapps », pour « decentralized applications », des applications mobiles fonctionnant sur les réseaux publics, en pair-à-pair, au lieu des serveurs privés des grandes entreprises technologiques.

Hubert Guillaud évoquait déjà en septembre 2018 le « dWeb » (decentralized web), les « dapps », la blockchain, leurs promesses (reprendre le pouvoir sur les grands réseaux sociaux, prendre part à la gouvernance des services utilisés, distribuer l’autorité) dans un article intitulé « dWeb : vers un web (à nouveau) décentralisé ?« .

Il se faisait aussi l’écho des problèmes de la décentralisation évoqués par différents acteurs :

  • Tom Simonite pour Wired qui « soulignait que le web décentralisé et ses premières applications peinaient à concurrencer l’internet centralisé des plateformes. Cet espace ressemble plutôt à une niche de geeks, à l’image des vidéos que l’on trouve sur DTube. La contestation de la centralisation ne suffira pas à faire décoller ce nouvel attrait pour la décentralisation » ;
  • Primavera De Filippi (@yaoeo) et Aaron Wright, auteurs de Blockchain and the law estiment que « le web décentralisé pose également des défis juridiques et de gouvernance : qui est responsable des problèmes quand tout est décentralisé ? »;
  • David Rosenthal, spécialiste des questions de conservation numérique de contenus, pense que « ces projets doivent affronter 4 problèmes : un modèle d’affaire soutenable, la problématique du monopole, l’application phare et plus encore, la question de comment supprimer des contenus quand ces systèmes, par nature, n’oublient rien. »

Le nouvel internet pourra-t-il être décentralisé et accessible pour tout le monde, même pour les non geeks ? Si les promesses sont tentantes, la réalisation semble compliquée. La poursuite de ce débat peut se poursuivre sur le forum de la Fing ou lors des ateliers du 3 et 4 avril.

Vers des logiciels et des sites plus écologiques et éthiques ?

Photo de rawpixel on Unsplash 

Le monde du développement web s’intéresse de plus en plus à la question de la soutenabilité de leur travail, non pas seulement pour des raisons écologiques, mais aussi pour des raisons de performance et d’expérience utilisateur.

Lire la suite

Les low-tech dont nous aurions vraiment envie

Cet article reprend et développe les idées du défi n°13 “Relier numérique et low-tech” de l’Agenda pour un futur numérique et écologique, publié prochainement par la Fing, et largement rédigé par Renaud Francou, dans le cadre de son programme Transitions² .

Les solutions techniques low-tech (ou basse technologie) se sont développées en opposition aux solutions high-tech (ou technologie de pointe) dès les années 70 dans une optique écologique et éconologique (c’est-à-dire à la fois soucieuse de l’environnement et rentable économiquement). L’objectif était alors de proposer des solutions durables, moins gourmandes en énergie et en matériaux, possiblement réparables, réutilisables et/ou recyclables, mais également de travailler sur la baisse de la demande. Plus récemment, dans son ouvrage “L’âge des low-tech : vers une civilisation techniquement soutenable” publié en 2014, l’ingénieur Philippe Bihouix a listé les 7 principes des basses technologies : 1) remettre en cause les besoins ; 2) concevoir et produire vraiment durable ; 3) orienter le savoir vers l’économie des ressources ; 4) rechercher l’équilibre entre performance et convivialité ; 5) relocaliser sans perdre les bons effets d’échelle ; 6) démachiniser les services ; et 7) savoir rester modeste.

Lire la suite

[Article] Profonde, large, robuste : l’innovation qui fait frémir le CES…

Cet article a été publié dans le cadre du projet Innovation Facteur 4 mené par la FING en 2019.

…et ça n’est pas le dernier sextoy Osé (primé puis censuré).

Moins sulfureuse, (quoique), il existe une innovation qui promet un impact profond en matière environnementale, large (en visant le plus ­grand nombre) et robuste, c’est-à-dire que le projet s’intéresse à ses impacts sur d’autres secteurs et domaines, ainsi qu’aux éventuels « effets rebond » susceptibles de limiter les bénéfices écologiques nets qu’ils entraînent.

Lire la suite

[Manifeste] La low-tech : un outil de résilience pour l’humanité ? (GreenIT)

Ce manifeste écrit par Frédéric Bordage et Vincent Courboulay de GreenIT a été publié initialement sur leur site.

Dans un monde fini tel que le nôtre, comment peut on encore croire que l’univers numérique va continuer son expansion dans sa forme et à son rythme actuels ? Les ressources pour fabriquer nos doudous numériques commencent déjà à manquer.

Lire la suite

[Article] Le CES de Las Vegas ou l’urgence de la sobriété numérique, par Éric Vidalenc

Cet article a été initialement publié sur le blog Alternatives économiques d’Eric Vidalenc, responsable du pôle Transition énergétique à la direction régionale ADEME et conseiller scientifique de Futuribles International.

A la lecture du compte rendu du Consumer Electronics Show de ce début 2019 faite par Bernard Le Moullec dans l’Usine Nouvelle, l’urgence de la sobriété numérique vous saute aux yeux. Un tel déluge d’innovations inutiles fait surement bien plus que tout le travail de fond de think-tanks ou chercheurs pour prendre conscience de l’absurdité de la voie empruntée.

Lire la suite

Un outil pour l’Innovation Facteur 4 : portrait-robot

« De quoi ont besoin les porteurs de projet (et ceux qui les accompagnent) qui souhaitent produire un impact environnemental positif et fort ? » C’est la question posée le 25 janvier à près de 30 porteurs de projet, designers, responsables d’incubateur, et acteurs publics. Le “Référentiel Innovation Facteur 4” y était présenté comme point de départ du projet.

En bref, ce document s’organise autour d’une série de questions qui ont pour but de d’analyser simultanément le modèle économique et le modèle d’impact d’une innovation qui entend produire un impact écologique fort et durable. Ces questions peuvent également aider à identifier et résoudre d’éventuelles tensions entre rentabilité économique et maximisation de l’impact.

Lire la suite

La Fing renforce son offre adhérents !

En 2019, l’équipe Fing aura le plaisir d’accueillir ses adhérents lors de petits-déjeuners thématiques. Animés par les chefs de projets, ces rencontres seront l’occasion de découvrir le plan d’action de la Fing en 2019, se former aux problématiques émergentes traitées au sein de la Fing et rencontrer/échanger avec les autres membres de la communauté d’adhérents. Pour adhérer ou avoir des informations sur l’adhésion, rendez-vous sur la page Adhésion.

Mardi 9 avril 2019 : Transitions²

Animée par Renaud Francou, l’édition d’avril 2019 sera consacrée au projet Transitions² : relier les transition numérique et écologique. Lancée en 2015, cette démarche collective vise à rassembler les actions à engager et les messages communs à adresser pour mettre le numérique au service de la transition écologique. Après deux ans d’exploration et de réflexion, cette démarche a abouti à un cahier répertoriant plus de 50 pistes d’innovation, de recherche, d’action publique… Un cahier riche en propositions que nous vous invitons à venir découvrir le 09 avril 2019 !

>Inscription

Mercredi 19 juin 2019 : journée “Nos Futurs”, temps de partage entre adhérents
Un temps de partage entre adhérents et de questionnement du rôle de la Fing pour accompagner ces futurs.

> Inscription

Mardi 10 septembre 2019 : HyperVoix
Avec l’usage croissant des assistants vocaux – annoncé comme massif avec 50 % de requêtes vocales d’ici 2020 – l’hybridation des interfaces va-t-elle modifier nos interactions avec le numérique ? Quelles nouvelles hybridations avec la voix, le corps (geste, reconnaissance faciale, eye-tracking…), le cerveau ? Multiplicité des interfaces, de nouveaux embarras ? Vers de nouvelles façons d’interagir avec le numérique, vers de nouveaux imaginaires ?
HyperVoix propose de :

  • décrypter les nouvelles promesses et usages des hybridations liées à ces nouvelles interfaces,
  • interroger la conception des interfaces,
  • imaginer les interactions futures, les nouveaux liens humain – machine et les nouveaux défis que cela soulève.

> Inscription

Jeudi 7 novembre 2019 : Bilan adhésion
L’adhésion à la Fing c’est avoir accès à un large réseau d’acteurs du numérique et la possibilité de s’impliquer dans les travaux menés par l’équipe Fing. C’est aussi l’opportunité de se former et de monter en compétences sur des sujets emergents qui bousculent notre société. Cette quatrième édition des petits-déjeuners adhérents sera l’occasion de faire le bilan de l’année 2019, de dresser ensemble le constat de ce qui a marché et ce qui mérite d’être amélioré.

> Inscription

Évènements passés

Mardi 12 février 2019 : Interlabs
Les labs foisonnent dans tous les domaines, ils ne se connaissent pas si bien, on attend d’eux des réponses à une demande exorbitante : transformer les organisations, l’innovation, la prise en compte de l’usager, développer l’innovation ouverte … Tiendront-ils le coup ?

Contribuez au projet RESET !

« RESET – quel numérique voulons-nous? » est un projet sur lequel nous travaillons à la Fing depuis l’été 2018. Nous avons rédigé une première version des fiches défis (travail qui est loin d’être exhaustif, que ce soit pour la liste des défis mais aussi le contenu des fiches) et mis en ligne un formulaire pour avoir quelques contributions avant le lancement officiel. Les questions portaient sur les défis (sur quels sujets le numérique a-t-il besoin d’un RESET, d’une remise à zéro, d’une réorientation profonde ? Qu’est-ce qui ne peut plus durer ?), sur des visions (quelles directions devrions-nous explorer pour résoudre ces défis?) et sur les initiatives existantes (projets, réseaux, actions, … qui proposent des voies différentes). Un atelier en région PACA nous avait également permis d’obtenir des contributions complémentaires.

Lire la suite

Le plan d’action de la Fing en 2019

Des projets ambitieux auxquels participer, des rencontres enrichissantes pour vos collaborateurs, des thématiques porteuses de sens.

Questionner et construire le numérique de demain.

La Fing s’est créée dans le contexte d’un numérique émergent. Elle agit aujourd’hui dans un monde traversé par le numérique. Ses premiers complices ont été, et sont toujours, les défricheurs du numérique : ceux qui voient dans ces dispositifs un ensemble de chances et de potentiels. Son prisme est d’abord celui des usages, et plus précisément de la négociation entre les usagers et les propositions techniques, économiques, organisationnelles ou politiques que le numérique leur propose. Ainsi avons-nous emmené dans nos travaux de nombreux chercheurs, des investisseurs publics et privés, des acteurs associatifs, territoriaux, des entreprises porteuses d’innovation mais aussi d’usages. Dans le contexte actuel, plutôt qu’un numérique aveuglément dominateur, nous continuons d’insister sur la proximité, les liens sociaux, la confiance, la maîtrise collective.

Dans un numérique massifié, il est nécessaire de questionner les promesses non tenues et les difficultés rencontrées : la Fing propose une exploration critique de la transition numérique dans tous ses aspects, et jusqu’à un RESET, une réinvention. Ce grand chantier de 2019 mobilise beaucoup d’acteurs avec nous, mais aussi tous nos travaux communs de ces dernières années – et la richesse de notre média InternetActu. Il s’agit de transition écologique, de mutations du travail et des organisations, d’inclusion, de démocratie; mais aussi de nos relations aux systèmes techniques, aux algorithmes et aux IA, aux données, aux plateformes, à la dématérialisation, à la smart city.

Ces questionnements ne sont pas hors sol, ils sont utiles à la conception et à l’innovation : la Fing porte et accompagne en 2019 un ensemble de travaux pour et avec les innovateurs, leurs commanditaires, leurs financeurs, leurs écosystèmes. Le self data territorial creuse la piste fertile des données personnelles territorialisées au service d’objectifs communs et personnels. Le référentiel innovation facteur 4 nourrit les riches perspectives des projets à fort impact environnemental. L’expédition Interlabs engage un travail prospectif avec les responsables de labs publics et privés, sur leur proposition de valeur pour les années qui viennent. L’expédition Hypervoix se confronte à la puissance des nouvelles interfaces, notamment vocales, et à ses potentiels indésirables ou très souhaitables. Le CapacityLab traduit nos travaux de recherche sur l’inclusion en travaux appliqués sur la conception d’un numérique capacitant.

Nos complices et partenaires d’aujourd’hui sont, aussi, ceux qui cherchent à introduire du sens dans la transformation numérique de leurs métiers et de leurs organisations. Avec eux nous produisons des ressources, des kits, des méthodes d’appropriation, des principes d’action.

Anticipation et appropriation : nos travaux sont collectifs, ils produisent des communs, ils cherchent et trouvent des coproducteurs, des contributeurs, des cofinanceurs. Adhérez à la Fing, participez à nos projets, imaginez avec nous un numérique adapté aux générations futures, au monde de demain.

Téléchargez le plan d’action

Le CES de Las Vegas ou l’urgence de la sobriété numérique

In Alternatives Économiques

Eric Vidalenc, dans son blog sur Alternatives Économiques, aborde la question de la sobriété numérique, cet « audacieux oxymore », « quand on a quelques ordres de grandeur en tête sur le numérique et le désastre humain et environnemental qu’il peut recouvrir » et que l’on voit les nouveaux produits et services présentés lors du dernier CES.

Extrait : A la lecture du compte rendu du Consumer Electronics Show de ce début 2019 faite par Bernard Le Moullec dans l’Usine Nouvelle, l’urgence de la sobriété numérique vous saute aux yeux. Un tel déluge d’innovations inutiles fait surement bien plus que tout le travail de fond de think-tanks ou chercheurs pour prendre conscience de l’absurdité de la voie empruntée. (…)

Le numérique, c’est surement là où les logiques de surconsommation, de renouvellement accéléré des équipements, d’options ubuesques, et des traitements « chaotiques » des déchets sont les plus fortes. C’est donc pour tout cela que la sobriété doit pénétrer pleinement désormais le numérique. Il ne semble pas que ce soit le chemin pris aujourd’hui, même si plusieurs acteurs notables tentent quelques propositions en ce sens : La Fing avec une journée Agenda pour le futur sur la « sobriété numérique » en 2018 ou son appel Reset en 2019 pour réinventer le numérique, le think-tank The Shift Projet présidé par Jean-Marc Jancovici avec un conséquent et solide rapport « Lean ICT – pour une sobriété numérique » publié en octobre 2018.

Lire l’article en entier ->

Innovation Facteur 4, la saison 2019

En 2019, Innovation Facteur 4 continue son travail d’outillage des acteurs de l’innovation engagés dans la transition écologique.

le projet « Innovation Facteur 4 » ambitionne de faire du référentiel Innovation Facteur 4 un outil partagé, utilisable par les innovateurs, les incubateurs, les investisseurs, et les autres acteurs engagés dans l’innovation sociale et écologique.

Lire la suite

Signez la tribune « Réinventer le numérique »

Onze acteurs du numérique, au sens large, se sont engagés à participer, par leurs actions, à l’émergence d’un numérique « choisi », dont nous pourrons être fiers, en signant notre tribune « Réinventer le numérique », parue dans le Monde le 26 janvier.

Rejoignez-les, rejoignez-nous en signant également cette tribune et en participant au cycle de prospective Questions Numériques RESET !

Rétro-design de l’attention : limites, angles morts et autres propositions

D

ans le cadre de la réflexion que nous avons menée dans le groupe de travail Rétro-design de l’attention, il y a des questions que nous n’avons pas abordées (parce que dans le temps imparti, nous ne pouvions pas tout traiter). Les manques et angles morts sont nombreux.

À l’inverse, bien des apports liés à notre travail n’entraient dans aucun grand cadre (comme celui des métriques et de la responsabilisation que nous avons détaillés précédemment).

Lire la suite sur InternetActu –>

Daniel Kaplan, Peter Thiel… ces visionnaires atypiques du web

In Capital

Extrait

Objets connectés, réalité virtuelle, fête de l’Internet… À leurs manières, ces personnalités ont imaginé et popularisé le web. Découvrez les portraits de ces cinq penseurs et promoteurs du numérique.

Daniel Kaplan : il imagine le monde numérique de demain

Atomisation de la vie privée, affaiblissement de la démocratie, hausse des inégalités, chômage, élection de Trump, renouveau des nationalismes : de quoi n’accuse-t-on pas la digitalisation de notre quotidien ? Et comment mettre le Net au service de la société, et pas l’inverse ? La Fondation Internet Nouvelle Génération (Fing), créée par Daniel Kaplan en 2000, s’interroge sur cette question depuis près de vingt ans. Ce laboratoire de réflexion est unique en Europe pour son approche globale. Chaque année, cinq ou six programmes de recherche interrogent les transformations digitales, en proposant des actions concrètes. Originalité de ce think tank : si les documents produits sont publics, le financement provient aussi bien d’entreprises que d’acteurs institutionnels.

Lire la suite de l’article ->

Blâmer les ados pour le temps passé devant leurs écrans n’est pas la solution

In Slate.fr

Extrait : « (..) Ou alors, il faudrait que ces grandes entreprises s’engagent à utiliser un design plus vertueux, ce que Google a tenté avec l’annonce d’un smartphone qui aide à la déconnexion. Mais comme le rappelait Valérie Peugeot à la réunion de la Cnil, pour cela, il faudrait changer d’abord le modèle économique de ces sociétés. Pour conclure, je ne peux que vous encourager vivement à lire l’excellent résumé de ces questions par Hubert Guillaud. »

Lire l’article en entier ->

Rétro-design de l’attention : une responsabilité sans responsabilisation

Dans le traitement de la question attentionnelle, les acteurs qui l’exploitent, renvoie toujours l’utilisateur à sa propre responsabilité. Si les écrans semblent les boucs émissaires idéaux de tous les troubles attentionnels, reconquérir sa liberté cognitive, elle, relève toujours de la seule responsabilité de l’usager. Qu’importe si une multitude de développeurs et de designers – ces captologues – façonnent toujours plus finement, via les interfaces, la frontière entre l’incitation et la manipulation, améliorant sans cesse la boucle de rétroaction du moindre de leurs outils, pour favoriser compulsion et addiction.

Lire la suite sur InternetActu ->

Du web d’hier au web d’aujourd’hui

Si vous voulez comprendre le processus qui a mené du Web créé par Tim Berners-Lee (et co-développé avec Robert Cailliau), qui se voulait ouvert, libre et collaboratif, au Web d’aujourd’hui (centralisé autour de quelques grandes plateformes qui ont basé leur modèle économique sur les publicités et les données personnelles des utilisateurs, qui les enferment dans des bulles de filtres, qui propagent des fake news, …), l’article du NewYork Magazine « The Internet Apologizes » est celui qu’il faut lire en premier. Entrecoupé de citations des « architectes » du Web, ayant travaillé pour les plus grandes plateformes et/ou entreprises technologiques (Jaron Lanier, Ellen Pao, Tristan Harris, …), il retrace les 15 étapes qui ont mené au monde d’aujourd’hui et finit avec les 7 inventions qui ont ruiné Internet (les cookies, le tri algorithmique, le bouton « j’aime », le rafraichissement à l’infini de la page grâce au scroll – la barre de défilement -, …). Voilà donc les 15 étapes.

Lire la suite

Rétro-design de l’attention : dépasser le temps

Le premier constat et la première piste sur laquelle nous avons travaillé dans le cadre du groupe de travail retro-design de l’attention animé par la Fing s’est intéressé aux limites de la réponse que proposent les plateformes à la question attentionnelle : celle d’apporter aux utilisateurs des outils de mesure

(s’ouvre dans un nouvel onglet) » style= »text-decoration: underline;line-height: 5rem; »>Lire la suite sur InternetActu ->

9 projets qui nous donnent Vraiment Vraiment envie de 2019

In Vraiment Vraiment

A l’occasion de la nouvelle année, l’agence de design Vraiment Vraiment liste les 9 projets « qui [leur] feront passer la nouvelle année avec enthousiasme, espoir et détermination« . Et parmi ces 9 projets, se trouve la nouvelle thématique de Questions Numériques : « RESET – Quel numérique voulons-nous ? ».

Extrait : « La Fondation internet nouvelle génération (Fing), qui n’en finit pas d’être indispensable, lance un projet protéiforme sur la refondation du numérique en France et dans le monde.

Partant du constat qu’entre les promesses initiales du numérique — réinventer la démocratie, partager les connaissances, émanciper les individus, moderniser l’économie et l’action publique…- et ses réalisations, “quelque chose a dérapé”, la Fing veut faire le point sur les controverses numériques, chercher des moyens de donner davantage de poids à la société et à ses besoins dans le développement du numérique (plutôt que l’inverse) et produire des imaginaires souhaitables pour donner du sens à la transformation numérique. »

Lire la suite de l’article ->

Révolution numérique : vers une inclusion sociale

In Aqui.fr

« Une société numérique inclusive et accessible à tous ». Tel était le thème des premières Assises des solidarités numériques organisées par le Conseil départemental de la Gironde les 5 et 6 décembre derniers, au Rocher de Palmer à Cenon, auxquelles a participé Jacques-François Marchandise.

Lire l’article ->

Rétro-design de l’attention : c’est compliqué !

« C’est compliqué ! » La formule – célèbre – est facile.

Dans le travail que nous avons lancé à la Fing depuis un an pour aborder la question attentionnelle, nous pensions que le design serait un angle intéressant pour observer et faire levier sur les transformations induites par le numérique. Effectivement, les enjeux côté conception font bien partie des solutions – mais également des problèmes.

Lire la suite sur InternetActu ->

Un internet, 2 internets, 3 internets… pas d’internet

Le bureau éditorial du New York Times a publié il y a quelques semaines un article intitulé « Il pourrait y avoir bientôt trois Internets. L’Américain ne sera pas forcément le meilleur », faisant allusion à la façon dont les questions de protection de la vie privée, sécurité et liberté sur le Web sont traitées différemment selon si on se place du point de vue de l’Europe, des États-Unis ou de la Chine.

Lire la suite

« Quel numérique voulons-nous ? », appel à contribution pour le nouveau cycle Questions numériques

Cet été, dans un entretien à Vanity Fair, Tim Berners-Lee, l’inventeur du web, expliquait combien il était dévasté par ce qu’était devenue son invention : « Nous avons démontré que le Web avait échoué au lieu d’être au service de l’humanité, comme il était censé l’avoir fait, et a échoué dans de nombreux endroits. [La centralisation croissante du Web] a fini par produire – sans action délibérée des personnes qui ont conçu la plateforme – un phénomène émergent à grande échelle qui est anti-humain. (…) L’esprit était très décentralisé. L’individu était incroyablement mis en capacité. Tout était basé sur le fait qu’il n’y avait pas d’autorité centrale à laquelle vous deviez demander l’autorisation. Nous avons perdu ce sentiment de contrôle individuel, cette responsabilisation.« 

Lire la suite
Publié dans QN