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« Quel numérique voulons-nous ? », appel à contribution pour le nouveau cycle Questions numériques

Cet été, dans un entretien à Vanity Fair, Tim Berners-Lee, l’inventeur du web, expliquait combien il était dévasté par ce qu’était devenue son invention : « Nous avons démontré que le Web avait échoué au lieu d’être au service de l’humanité, comme il était censé l’avoir fait, et a échoué dans de nombreux endroits. [La centralisation croissante du Web] a fini par produire – sans action délibérée des personnes qui ont conçu la plateforme – un phénomène émergent à grande échelle qui est anti-humain. (…) L’esprit était très décentralisé. L’individu était incroyablement mis en capacité. Tout était basé sur le fait qu’il n’y avait pas d’autorité centrale à laquelle vous deviez demander l’autorisation. Nous avons perdu ce sentiment de contrôle individuel, cette responsabilisation.« 

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Publié dans QN

Reprenez la main sur vos données

leprogres.fr

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Exploiter et partager les données personnelles des individus, mais sous leur contrôle : tel est le but de MesInfos, une expérience menée à Lyon auprès de 200 personnes pendant deux ans.

« Les individus ne doivent plus être des objets que l’on analyse, il faut qu’ils deviennent acteurs de leur vie numérique. »

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Livre blanc numérique et environnement

Faire de la transition numérique un accélérateur
de la transition écologique

Le Livre Blanc numérique et environnement, présente 26 propositions d’actions aux acteurs publics pour mettre le potentiel de transformation du numérique au service de la transition écologique. Il a vocation à lancer le débat sur les mesures les plus appropriées, à susciter des contre-propositions et des propositions complémentaires, à nourrir la réflexion des pouvoirs publics. Il a vocation à ouvrir un nouvel agenda politique : celui de la convergence des transitions numérique et écologique.

Découvrir le livre blanc Numérique et environnement

Ce livre blanc a été publié par l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), la Fondation Internet Nouvelle Génération (Fing), le WWF France et GreenIT.fr, avec le concours du Conseil National du Numérique (CNNum).

Au fait, le numérique c’est quoi ?

On réduit trop souvent le numérique à sa composante technique – pour simplifier, une suite de calcul pour organiser et optimiser des processus, à l’échelle d’une organisation, d’un territoire ou d’un secteur.
Considérer le numérique sous ce seul angle est une grande source d’incompréhension quand on parle de “mettre le numérique au service de…”.

En effet, s’il est bien sûr un ensemble de technologies (infrastructures, transmission, stockage, captation, etc.) c’est aussi, et d’abord :

  • des usages souvent désordonnés d’échange, de partage, de coordination, pouvant aller jusqu’à la collaboration et la mobilisation. En ce sens, le numérique est d’abord et avant tout un fait social.
  • de nouvelles manières de fonder sa stratégie, de concevoir des modèles ou de prendre des décisions, fondées sur la production et l’exploitation de données. C’est la dimension “cognitive” du numérique, qui revisite en profondeur les manières de faire de la recherche, d’innover, de penser l’organisation d’une ville, …
  • c’est aussi une culture générant de nouveaux modèles qui bousculent aujourd’hui les rapports sociaux et économiques (BlaBlaCar ou AirBNB sont des modèles numériques, mais avec de vraies voitures et de vrais appartements).

On a tendance à penser que le numérique servirait d’abord à mettre de l’ordre, à organiser, hiérarchiser… C’est en partie vrai, mais c’est aussi et surtout une source de désordre, créatif et désorganisé. Ordre et désordre : le numérique tire dans les deux sens ! De par la place qu’il prend aujourd’hui dans nos vies, nos économies et nos sociétés, prendre des décision sur le “numérique”, c’est prendre des décisions politiques. Le numérique n’a rien de neutre : selon qu’on cherche à distribuer du pouvoir d’agir au plus grand nombre, à prendre de meilleures décisions pour un petit nombre d’acteurs ou que l’on cherche à transformer des modèles, on ne demande pas la même chose au numérique. Derrière le numérique, il y a une intention ! Pour preuve, la multiplication des algorithmes prédictifs dont les résultats sont souvent erronés ou biaisés.

Enfin, d’un point de vue purement technologique, et même scientifique, le numérique, ce ne sont pas que des ordinateurs. Le chercheur du MIT Neil Gershenfeld définit le numérique comme une logique particulière consistant à créer par l’assemblage de pièces existante, comme dans un jeu de lego. De fait la réalité numérique n’est pas une nouveauté : au sein d’une cellule, l’ADN et les ribosomes l’utilisent depuis des millions d’années ! C’est pourquoi certains nouveaux champs technologiques, comme la biologie synthétique, peuvent être considérés comme des applications de cette « logique numérique ».

Pour aller plus loin, les principaux travaux de la Fing sur ces questions :

  • Infolab et “Parlez-vous data ?”, sur la culture de la donnée
  • ReFaire, sur les nouveaux modes de conception d’objets et services
  • ShaREvolution, Alléger la Ville et Audacities, sur les pratiques numériques urbaines et les modèles de co-production urbaines
  • Transitions2, sur les apports du numérique à la transition écologique

Open Data Impact, vers 2025

En quelques années, la France est devenue l’un des trois pays les plus en pointe de l’open data dans le monde (collectivités, OGP, cadre législatif, etc.). L’essentiel des ministères, des métropoles et des grandes villes, de nombreux départements, régions, villes moyennes, EPCI, des villes moyennes mais aussi des entreprises… plusieurs centaines d’acteurs ont publié des milliers de jeux de données, suscitant des centaines d’usages nouveaux.
Pour autant nous sommes nombreux à « rester sur notre faim”. Le sujet se « technicise » et les imaginaires ont peu évolué. L’offre s’est concentré sur le nombre, oubliant un peu la qualité et créant beaucoup d’usages éphémères faute de pouvoir bien les accompagner. L’offre s’est aussi concentrée sur des publics peu variés et volatiles (geeks/technophiles), peinant à rencontrer d’autres publics dont on ne connait pas bien encore l’intérêt.

Finalement qu’en est-il des impacts de l’open data au regard de ses promesses initiales ? A-t-il créé, amélioré voire bouleversé des métiers, des marchés ? A-t-il modernisé, décloisonné ou fluidifié la conduite de l’action publique ? Contribuerait-il vraiment à un monde meilleur et concrètement comment ? A-t-il été utile pour instruire nos grands défis de société, voire les défis de notre espèce ?

Nous pensons qu’il est temps de prendre un peu de recul et de réinterroger la question de l’impact de l’open data, pour elle-même, mais aussi à travers celles des publics, de l’offre et de l’écosystème. Ce que nous proposons dans la nouvelle campagne Open Data Impact.

Dans un premier temps, il nous paraît nécessaire de synthétiser 8 années de ce mouvement, en s’appuyant sur l’expérience des acteurs, pour dresser un panorama d’ensemble et comprendre les tendances lourdes et les signaux faibles. Au-delà de l’analyse, nous souhaitons mobiliser la communauté d’acteurs et susciter des innovations d’impact, qu’elles soient liées aux publics, à l’offre ou à l’écosystème.

Enfin nous proposons de produire collectivement l’agenda de l’open data de ces 8 à 10 prochaines années : où voulons-nous aller et comment ?

Parution du « Référentiel Innovation Facteur 4 »

3e publication du programme Transitions², ce « référentiel » s’adresse aux innovateurs et aux dispositifs d’accompagnement qui travaillent sur des projet à « impact radical ». Publié en Novembre 2017, il est le résultat d’un travail de 12 mois mené dans le cadre du programme Transitions², qui explore les convergences entre numérique et écologie.

Nous avons constaté qu’il existait une place, voire un besoin, pour une innovation dont la « proposition de valeur » intègre un impact écologique profond (« facteur 4 », « zéro émissions/déchets etc. », « énergie positive » etc.), large (passage à l’échelle) et de long terme (robuste aux « effets rebond »). Reprenant une expression certes ancienne, mais consacrée jusque dans certaines politiques publiques, nous l’avons nommée « Innovation Facteur 4 ».

(…)L’Innovation Facteur 4 est une innovation dont la « proposition de valeur » intègre un impact écologique profond (« facteur 4 », « zéro émissions/déchets etc. », « énergie positive » etc.), large (passage à l’échelle) et de long terme (robuste aux « effets rebond »).

Les projets qui s’en réclament sont cependant difficile à « lire » par les interlocuteurs habituels des innovateurs. Les investisseurs traditionnels savent mal évaluer un projet dont l’impact n’est pas un sous-produit, mais une composante essentielle du projet au regard de laquelle se mesure son succès, au même titre que sa réussite économique. Tandis que les investisseurs à impact social sont habitués à des projets moins risqués, dont les conditions de réussite et les impacts sont assez aisés à évaluer, peut-être également moins dérangeants.

D’où notre volonté commune de construire un « référentiel » de l’Innovation Facteur 4, qui soit à la fois un outil au service des innovateurs (pour les aider à concrétiser et valider leur intention) et un langage commun entre les innovateurs et ceux qui les soutiennent, que ce soit financièrement ou par d’autres moyens.

 

Retour sur la journée de réflexion APB co organisée par NosSytèmes

Mercredi 28 juin 2017, Etalab (mission mandatée en février 2017 par Thierry Mandon sur l’ouverture du code source d’APB) et la Fing (Fondation Internet nouvelle génération), avec le soutien d’EdFab, ont organisé une journée sur le thème « Admission postbac, cas d’école des algorithmes publics ».

Après la présentation du portail APB par Bernard Koehret, son créateur, Julien Grenet a détaillé ses travaux de recherche sur la place des algorithmes dans la régulation des inscriptions scolaires.

Article de Natacha Lefauconnier publié sur EducPros.fr

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MyData 2017 – Empowering Individuals With Their Personal Data

MyData 2017 – Empowering Individuals With Their Personal Data

Over 800 business representatives, government officials, academics, and civil society members will gather in Tallinn and Helsinki from August 30th to September 1st, to work on rebuilding the domain of personal data to be human-centric. The aim of the conference is to strengthen the developing MyData Global Network. At the conference, the Declaration of MyData principles will be published and signed by individuals as well as pioneering organisations.

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FuturEduc : Imaginer l’école pour tous à l’ère numérique

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Paris, le 9 mai 2017 – La Fing et Éducation et Territoires, accompagnés par trois groupes locaux d’acteurs en France, au Canada et en Suisse, ont conduit une réflexion sur le futur de l’éducation, placée sous le double signe du numérique et de l’imaginaire pendant un an. Ils proposent 9 actions prioritaires pour l’école pour tous à l’ère numérique.

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