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Rétro-design de l’attention : limites, angles morts et autres propositions

D

ans le cadre de la réflexion que nous avons menée dans le groupe de travail Rétro-design de l’attention, il y a des questions que nous n’avons pas abordées (parce que dans le temps imparti, nous ne pouvions pas tout traiter). Les manques et angles morts sont nombreux.

À l’inverse, bien des apports liés à notre travail n’entraient dans aucun grand cadre (comme celui des métriques et de la responsabilisation que nous avons détaillés précédemment).

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Daniel Kaplan, Peter Thiel… ces visionnaires atypiques du web

In Capital

Extrait

Objets connectés, réalité virtuelle, fête de l’Internet… À leurs manières, ces personnalités ont imaginé et popularisé le web. Découvrez les portraits de ces cinq penseurs et promoteurs du numérique.

Daniel Kaplan : il imagine le monde numérique de demain

Atomisation de la vie privée, affaiblissement de la démocratie, hausse des inégalités, chômage, élection de Trump, renouveau des nationalismes : de quoi n’accuse-t-on pas la digitalisation de notre quotidien ? Et comment mettre le Net au service de la société, et pas l’inverse ? La Fondation Internet Nouvelle Génération (Fing), créée par Daniel Kaplan en 2000, s’interroge sur cette question depuis près de vingt ans. Ce laboratoire de réflexion est unique en Europe pour son approche globale. Chaque année, cinq ou six programmes de recherche interrogent les transformations digitales, en proposant des actions concrètes. Originalité de ce think tank : si les documents produits sont publics, le financement provient aussi bien d’entreprises que d’acteurs institutionnels.

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Blâmer les ados pour le temps passé devant leurs écrans n’est pas la solution

In Slate.fr

Extrait : « (..) Ou alors, il faudrait que ces grandes entreprises s’engagent à utiliser un design plus vertueux, ce que Google a tenté avec l’annonce d’un smartphone qui aide à la déconnexion. Mais comme le rappelait Valérie Peugeot à la réunion de la Cnil, pour cela, il faudrait changer d’abord le modèle économique de ces sociétés. Pour conclure, je ne peux que vous encourager vivement à lire l’excellent résumé de ces questions par Hubert Guillaud. »

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Rétro-design de l’attention : une responsabilité sans responsabilisation

Dans le traitement de la question attentionnelle, les acteurs qui l’exploitent, renvoie toujours l’utilisateur à sa propre responsabilité. Si les écrans semblent les boucs émissaires idéaux de tous les troubles attentionnels, reconquérir sa liberté cognitive, elle, relève toujours de la seule responsabilité de l’usager. Qu’importe si une multitude de développeurs et de designers – ces captologues – façonnent toujours plus finement, via les interfaces, la frontière entre l’incitation et la manipulation, améliorant sans cesse la boucle de rétroaction du moindre de leurs outils, pour favoriser compulsion et addiction.

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Du web d’hier au web d’aujourd’hui

Si vous voulez comprendre le processus qui a mené du Web créé par Tim Berners-Lee (et co-développé avec Robert Cailliau), qui se voulait ouvert, libre et collaboratif, au Web d’aujourd’hui (centralisé autour de quelques grandes plateformes qui ont basé leur modèle économique sur les publicités et les données personnelles des utilisateurs, qui les enferment dans des bulles de filtres, qui propagent des fake news, …), l’article du NewYork Magazine « The Internet Apologizes » est celui qu’il faut lire en premier. Entrecoupé de citations des « architectes » du Web, ayant travaillé pour les plus grandes plateformes et/ou entreprises technologiques (Jaron Lanier, Ellen Pao, Tristan Harris, …), il retrace les 15 étapes qui ont mené au monde d’aujourd’hui et finit avec les 7 inventions qui ont ruiné Internet (les cookies, le tri algorithmique, le bouton « j’aime », le rafraichissement à l’infini de la page grâce au scroll – la barre de défilement -, …). Voilà donc les 15 étapes.

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Rétro-design de l’attention : dépasser le temps

Le premier constat et la première piste sur laquelle nous avons travaillé dans le cadre du groupe de travail retro-design de l’attention animé par la Fing s’est intéressé aux limites de la réponse que proposent les plateformes à la question attentionnelle : celle d’apporter aux utilisateurs des outils de mesure

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9 projets qui nous donnent Vraiment Vraiment envie de 2019

In Vraiment Vraiment

A l’occasion de la nouvelle année, l’agence de design Vraiment Vraiment liste les 9 projets « qui [leur] feront passer la nouvelle année avec enthousiasme, espoir et détermination« . Et parmi ces 9 projets, se trouve la nouvelle thématique de Questions Numériques : « RESET – Quel numérique voulons-nous ? ».

Extrait : « La Fondation internet nouvelle génération (Fing), qui n’en finit pas d’être indispensable, lance un projet protéiforme sur la refondation du numérique en France et dans le monde.

Partant du constat qu’entre les promesses initiales du numérique — réinventer la démocratie, partager les connaissances, émanciper les individus, moderniser l’économie et l’action publique…- et ses réalisations, “quelque chose a dérapé”, la Fing veut faire le point sur les controverses numériques, chercher des moyens de donner davantage de poids à la société et à ses besoins dans le développement du numérique (plutôt que l’inverse) et produire des imaginaires souhaitables pour donner du sens à la transformation numérique. »

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Révolution numérique : vers une inclusion sociale

In Aqui.fr

« Une société numérique inclusive et accessible à tous ». Tel était le thème des premières Assises des solidarités numériques organisées par le Conseil départemental de la Gironde les 5 et 6 décembre derniers, au Rocher de Palmer à Cenon, auxquelles a participé Jacques-François Marchandise.

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Rétro-design de l’attention : c’est compliqué !

« C’est compliqué ! » La formule – célèbre – est facile.

Dans le travail que nous avons lancé à la Fing depuis un an pour aborder la question attentionnelle, nous pensions que le design serait un angle intéressant pour observer et faire levier sur les transformations induites par le numérique. Effectivement, les enjeux côté conception font bien partie des solutions – mais également des problèmes.

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Un internet, 2 internets, 3 internets… pas d’internet

Le bureau éditorial du New York Times a publié il y a quelques semaines un article intitulé « Il pourrait y avoir bientôt trois Internets. L’Américain ne sera pas forcément le meilleur », faisant allusion à la façon dont les questions de protection de la vie privée, sécurité et liberté sur le Web sont traitées différemment selon si on se place du point de vue de l’Europe, des États-Unis ou de la Chine.

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« Quel numérique voulons-nous ? », appel à contribution pour le nouveau cycle Questions numériques

Cet été, dans un entretien à Vanity Fair, Tim Berners-Lee, l’inventeur du web, expliquait combien il était dévasté par ce qu’était devenue son invention : « Nous avons démontré que le Web avait échoué au lieu d’être au service de l’humanité, comme il était censé l’avoir fait, et a échoué dans de nombreux endroits. [La centralisation croissante du Web] a fini par produire – sans action délibérée des personnes qui ont conçu la plateforme – un phénomène émergent à grande échelle qui est anti-humain. (…) L’esprit était très décentralisé. L’individu était incroyablement mis en capacité. Tout était basé sur le fait qu’il n’y avait pas d’autorité centrale à laquelle vous deviez demander l’autorisation. Nous avons perdu ce sentiment de contrôle individuel, cette responsabilisation.« 

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Publié dans QN

Reprenez la main sur vos données

leprogres.fr

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Exploiter et partager les données personnelles des individus, mais sous leur contrôle : tel est le but de MesInfos, une expérience menée à Lyon auprès de 200 personnes pendant deux ans.

« Les individus ne doivent plus être des objets que l’on analyse, il faut qu’ils deviennent acteurs de leur vie numérique. »

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Livre blanc numérique et environnement

Faire de la transition numérique un accélérateur
de la transition écologique

Le Livre Blanc numérique et environnement, présente 26 propositions d’actions aux acteurs publics pour mettre le potentiel de transformation du numérique au service de la transition écologique. Il a vocation à lancer le débat sur les mesures les plus appropriées, à susciter des contre-propositions et des propositions complémentaires, à nourrir la réflexion des pouvoirs publics. Il a vocation à ouvrir un nouvel agenda politique : celui de la convergence des transitions numérique et écologique.

Découvrir le livre blanc Numérique et environnement

Ce livre blanc a été publié par l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), la Fondation Internet Nouvelle Génération (Fing), le WWF France et GreenIT.fr, avec le concours du Conseil National du Numérique (CNNum).

Au fait, le numérique c’est quoi ?

On réduit trop souvent le numérique à sa composante technique – pour simplifier, une suite de calcul pour organiser et optimiser des processus, à l’échelle d’une organisation, d’un territoire ou d’un secteur.
Considérer le numérique sous ce seul angle est une grande source d’incompréhension quand on parle de “mettre le numérique au service de…”.

En effet, s’il est bien sûr un ensemble de technologies (infrastructures, transmission, stockage, captation, etc.) c’est aussi, et d’abord :

  • des usages souvent désordonnés d’échange, de partage, de coordination, pouvant aller jusqu’à la collaboration et la mobilisation. En ce sens, le numérique est d’abord et avant tout un fait social.
  • de nouvelles manières de fonder sa stratégie, de concevoir des modèles ou de prendre des décisions, fondées sur la production et l’exploitation de données. C’est la dimension “cognitive” du numérique, qui revisite en profondeur les manières de faire de la recherche, d’innover, de penser l’organisation d’une ville, …
  • c’est aussi une culture générant de nouveaux modèles qui bousculent aujourd’hui les rapports sociaux et économiques (BlaBlaCar ou AirBNB sont des modèles numériques, mais avec de vraies voitures et de vrais appartements).

On a tendance à penser que le numérique servirait d’abord à mettre de l’ordre, à organiser, hiérarchiser… C’est en partie vrai, mais c’est aussi et surtout une source de désordre, créatif et désorganisé. Ordre et désordre : le numérique tire dans les deux sens ! De par la place qu’il prend aujourd’hui dans nos vies, nos économies et nos sociétés, prendre des décision sur le “numérique”, c’est prendre des décisions politiques. Le numérique n’a rien de neutre : selon qu’on cherche à distribuer du pouvoir d’agir au plus grand nombre, à prendre de meilleures décisions pour un petit nombre d’acteurs ou que l’on cherche à transformer des modèles, on ne demande pas la même chose au numérique. Derrière le numérique, il y a une intention ! Pour preuve, la multiplication des algorithmes prédictifs dont les résultats sont souvent erronés ou biaisés.

Enfin, d’un point de vue purement technologique, et même scientifique, le numérique, ce ne sont pas que des ordinateurs. Le chercheur du MIT Neil Gershenfeld définit le numérique comme une logique particulière consistant à créer par l’assemblage de pièces existante, comme dans un jeu de lego. De fait la réalité numérique n’est pas une nouveauté : au sein d’une cellule, l’ADN et les ribosomes l’utilisent depuis des millions d’années ! C’est pourquoi certains nouveaux champs technologiques, comme la biologie synthétique, peuvent être considérés comme des applications de cette « logique numérique ».

Pour aller plus loin, les principaux travaux de la Fing sur ces questions :

  • Infolab et “Parlez-vous data ?”, sur la culture de la donnée
  • ReFaire, sur les nouveaux modes de conception d’objets et services
  • ShaREvolution, Alléger la Ville et Audacities, sur les pratiques numériques urbaines et les modèles de co-production urbaines
  • Transitions2, sur les apports du numérique à la transition écologique

Open Data Impact, vers 2025

En quelques années, la France est devenue l’un des trois pays les plus en pointe de l’open data dans le monde (collectivités, OGP, cadre législatif, etc.). L’essentiel des ministères, des métropoles et des grandes villes, de nombreux départements, régions, villes moyennes, EPCI, des villes moyennes mais aussi des entreprises… plusieurs centaines d’acteurs ont publié des milliers de jeux de données, suscitant des centaines d’usages nouveaux.
Pour autant nous sommes nombreux à « rester sur notre faim”. Le sujet se « technicise » et les imaginaires ont peu évolué. L’offre s’est concentré sur le nombre, oubliant un peu la qualité et créant beaucoup d’usages éphémères faute de pouvoir bien les accompagner. L’offre s’est aussi concentrée sur des publics peu variés et volatiles (geeks/technophiles), peinant à rencontrer d’autres publics dont on ne connait pas bien encore l’intérêt.

Finalement qu’en est-il des impacts de l’open data au regard de ses promesses initiales ? A-t-il créé, amélioré voire bouleversé des métiers, des marchés ? A-t-il modernisé, décloisonné ou fluidifié la conduite de l’action publique ? Contribuerait-il vraiment à un monde meilleur et concrètement comment ? A-t-il été utile pour instruire nos grands défis de société, voire les défis de notre espèce ?

Nous pensons qu’il est temps de prendre un peu de recul et de réinterroger la question de l’impact de l’open data, pour elle-même, mais aussi à travers celles des publics, de l’offre et de l’écosystème. Ce que nous proposons dans la nouvelle campagne Open Data Impact.

Dans un premier temps, il nous paraît nécessaire de synthétiser 8 années de ce mouvement, en s’appuyant sur l’expérience des acteurs, pour dresser un panorama d’ensemble et comprendre les tendances lourdes et les signaux faibles. Au-delà de l’analyse, nous souhaitons mobiliser la communauté d’acteurs et susciter des innovations d’impact, qu’elles soient liées aux publics, à l’offre ou à l’écosystème.

Enfin nous proposons de produire collectivement l’agenda de l’open data de ces 8 à 10 prochaines années : où voulons-nous aller et comment ?