Fit Your Tech

Appel à idées datascience, IA et IoT, et programme d’accompagnement stratégique & technologique d’Inria et du CEA avec la Fing


Dystocratie

Ouvrir les débats sur les controverses de l’innovation technologique  : mettre en capacité les personnes aux débats sur le numérique d’aujourd’hui et de demain


La Fing prend une part active aux débats sur la 5G

La Fing a été auditionnée en novembre 2020 à plusieurs reprises, notamment par la mission 5G de la ville de Rennes, par le conseil municipal de Saint-Jacques-de-la-Lande, par le Haut Conseil pour le Climat, et sollicitée de manière informelle par différents acteurs. En décembre et janvier, elle est chargée par la ville de Nantes d’une mission préparatoire : elle animera le groupe de travail chargé de construire le débat public qui aura lieu en début d’année, d’aider à en définir le périmètre, les modalités, les issues et d’identifier les compétences et expertises nécessaires. 

L’annonce du déploiement de la 5G s’accompagne de vives controverses au sein de la société. Ces débats portent à la fois sur l’utilité de cette technologie, sa compatibilité avec les enjeux environnementaux, les risques sanitaires, de sécurité, de souveraineté, ou encore sur les modèles de déploiement économiques et territoriaux. 

Aujourd’hui, les débats se cristallisent entre partisans radicaux du développement de cette technologie et adversaires non moins radicaux ; le gouvernement affiche sa détermination, les fréquences sont attribuées sous l’égide de l’Arcep, la Convention citoyenne pour le climat a demandé un moratoire, plusieurs villes annoncent un débat public. 

La Fing est mise à contribution du fait de sa connaissance de plusieurs thématiques de la controverse (nos travaux sur le numérique et l’environnement, sur les enjeux territoriaux, etc) mais surtout du fait de son attention aux controverses du numérique et à l’importance d’une « démocratie technique » et de choix concertés en matière de technologies et d’infrastructures qui engagent l’avenir. Pour ce faire, il est important de travailler à une possibilité accrue pour les citoyens de comprendre les termes du débat, en renforçant l’éducation populaire, la culture scientifique et technique, les ingénieries démocratiques. Derrière le débat sur la 5G, il nous paraît important de poser la question qui est au cœur de notre programme RESET : Quel numérique voulons-nous ?

Si vous êtes intéressé par cette dynamique, n’hésitez pas à nous contacter


Synthèse « Débats 5G. Quels apports de la recherche ? »

Découvrez également la synthèse « Débats 5G. Quels apports de la recherche ? » Réalisé conjointement par trois groupes de travail du GDR Internet, IA et société, Gouvernance et régulation d’internetPolitiques environnementales du numérique et Participation et citoyenneté numériques, en liaison avec la Fing

→ Télécharger le document (pdf, 30 p.)

Ce document est destiné à modifications, améliorations et réutilisations tant au sein du GDR, en vue de partage avec des acteurs tiers, dans le contexte des débats publics autour de la 5G.



Podcast – Pour Tariq Krim, démocratie ou microciblage, il faut choisir

Tariq Krim était au coeur de la Silicon Valley lors des balbutiements du Web 2.0. Il a vécu cette effervescences aux côtés des plus grands acteurs de la tech, mais ne partage pourtant pas leur enthousiasme sur tous les choix qui ont tissé les fils de la Toile. Il rêve de services plus respectueux des usagers : de leur temps, de leur attention et de leur vie privée. Mais un obstacle majeur se dresse sur la route menant vers ce Slow Web : le microciblage, une technique marketing qui piste les moindres faits et gestes des internautes.
Pour Reset, il explique pourquoi cette technologie est néfaste pour nos cerveaux et la démocratie, et raconte sa vision d’un Web plus en adéquation avec nos droits fondamentaux.

Tariq Krim est entrepreneur et l’un des principaux activistes du mouvement Slow Web. Il est à l’origine des services Jolicloud, de Netvibes et de GenerationMP3, et a mis plus récemment au point dissident.ai.


Fing Quest

Cartographie exploratoire de la culture (numérique) du jeu


Transitions

Les changements systémiques que provoque le numérique : dans l’école, la ville, le territoire, le travail, l’action publique; une analyse des leviers numériques, des chemins de transition


La monnaie, et après ?

« Inventer de nouvelles façons d’échanger et de donner au-delà des monnaies traditionnelles. »


Tensions

Cartographie des tensions à l’oeuvre et des défis à relever, parce que le numérique est à la fois individuel et collectif, vertical et horizontal, ordre et chaos.



Le manifeste de la Fing

Utiliser le potentiel transformateur des technologies pour rendre toute la société plus innovante

Depuis 2000, la Fing aide les entreprises et les acteurs publics à anticiper les opportunités et les risques associés aux technologies, à leurs usages et au système d’innovation qui les accompagne.

L’action de la Fing se fonde sur 2 constats et 2 convictions :

  • La technologie comme levier de transformation
  • Partager le pouvoir d’innover

La Fing explore le potentiel transformateur des technologies, quand il est placé entre des millions de mains. Elle travaille au cœur des nouveaux systèmes d’innovation, activés par les technologies, et rendus plus ouverts et plus imprévisibles que jamais par l’irruption de nouveaux acteurs, jusqu’aux consommateurs eux-mêmes.

Fing 2015 : le manifeste

Utiliser le potentiel transformateur des technologies pour rendre toute la société plus innovante

Depuis l’origine, l’internet a suscité de profondes transformations économiques, sociales, culturelles et politiques. N’importe quel réseau informatique n’aurait pas produit les mêmes effets : l’internet est une plateforme d’innovation d’une puissance sans précédent. L’innovation elle-même change : permanente, de plus en plus rapide et surtout plus ouverte à des acteurs nouveaux – jusqu’aux consommateurs et citoyens. En 15 ans, les grands acteurs du secteur n’ont inventé aucun des usages majeurs de l’internet ! Ce nouveau régime d’innovation
correspond à la complexité de nos économies et de nos sociétés. Il a vocation à s’étendre à un nombre croissant de secteurs et de domaines. Depuis 10 ans, la Fing aide les entreprises et les acteurs publics à anticiper les opportunités et les risques associés aux technologies, à leurs usages et au système d’innovation qui les accompagne. Son action se fonde sur deux constats et deux convictions :

La technologie comme levier de transformation

Nous constatons que les vraies opportunités issues des technologies émergent quand celles-ci s’appréhendent, non comme des moyens d’optimiser ce qui se fait déjà, mais comme des leviers de transformation : repenser des modèles de production et des chaines de valeur, transcender les frontières établies entre secteurs ou métiers, inventer des services ou des usages …
Nous croyons qu’en abordant les technologies sous l’angle de leur potentiel transformateur, des continents entiers d’innovation s’ouvrent. Mais il faut les explorer sans a priori, en multipliant les approches : par l’offre, par l’imaginaire, par les usages y compris les plus quotidiens ou futiles… Il faut multiplier les essais et les erreurs, et pour cela inviter le plus grand nombre d’acteurs possible à intervenir dans l’innovation, à inventer, essayer, réagencer, détourner…

Partager le pouvoir d’innover

Nous constatons que les mêmes technologies qui produisent des services innovants, qui élargissent l’accès aux connaissances et aux moyens d’expression, qui contribuent à répondre aux défis planétaires, peuvent également produire une «société du contrôle», des inégalités toujours plus dramatiques ou une course à l’équipement sans considération de l’environnement. Les entreprises comme les acteurs publics vont devoir faire des choix.
Nous croyons que le fait de placer le potentiel transformateur des technologies entre des millions de mains permet à la fois de faire émerger des opportunités inédites, et de refonder le lien entre technologie et société. En augmentant la capacité d’innovation de l’ensemble de la société, on développe à la fois la compétitivité et le pouvoir d’agir sur son quotidien, son environnement. Et l’on contribue ainsi à répondre aux inquiétudes vis-à-vis des technologies. Cette approche qui se focalise sur le rôle transformateur des technologies, quand il est délibérément placé entre les mains du plus grand nombre, est à la fois féconde et libératrice. Elle heurte cependant les habitudes. Elle déstabilise les structures existantes et les cultures des organisations. Elle crée de nouvelles complexités. Mais on ne s’en débarrassera pas en les ignorant. En faisant travailler ensemble grandes et petites entreprises, acteurs publics et privés, chercheurs et acteurs, créateurs, activistes et utilisateurs, la Fing crée les conditions d’émergence de ce nouveau régime d’innovation au bénéfice de tous.

L’équipe Fing (par ordre alphabétique)

Axelle Benaich
Jean-Marie Bourgogne
Amandine Brugière
Jean-Michel Cornu
Fabien Eychenne
Renaud Francou
Hubert Guillaud
Aurialie Jublin
Daniel Kaplan
Arnaud Klein
Philippe Lemoine
Martin Le Roy
Jean-Marc Manach
Jacques-François Marchandise
Thierry Marcou
Charles Népote
Philippe Nikolov
Denis Pansu
Charlotte Rautureau
Carole-Anne Rivière
Laurent Rollin
Véronique Routin
Rémi Sussan
Romain Thévenet
Denis Van Riet
Stéphane Vincent


Demain, les mondes virtuels

« Petit à petit la réalité virtuelle redéfinit nos catégories mentales, notre identité, nos sociétés, notre économie. Elle pourrait devenir le média de demain. »



e-Inclusion : Nouveaux enjeux, nouvelles politiques

Ouvrage dédié à la fracture numérique

Présentation

Présentation

20 septembre 2005 : La Fing annonce la parution, sur le site de la Commission européenne, du rapport « e-Inclusion : nouveaux défis, nouvelles politiques » (« e-Inclusion: New Challenges and Policy Recommendations »), coordonné par Daniel Kaplan (Fing) et préfacé par la Commissaire européenne à la Société de l’Information et aux Médias, Viviane Reding.

Pour le Groupe d’experts eEurope dont émane le rapport, « en se concentrant uniquement sur des objectifs quantitatifs de pénétration des TIC, l’Europe a raté une occasion d’utiliser ces technologies au bénéfice de l’inclusion sociale. »

Se fondant sur l’expérience des acteurs de terrain ainsi que sur les résultats de nombreux travaux de recherche européens, le Groupe propose ainsi 7 nouvelles orientations pour associer le développement des TIC et l’inclusion sociale.

Communiqué – Rapport européen sur l’e-Inclusion4

22 septembre 2005
La Fing annonce la parution, sur le site de la Commission européenne, du rapport « e-Inclusion : nouveaux défis, nouvelles politiques » (« e-Inclusion: New Challenges and Policy Recommendations »), coordonné par Daniel Kaplan et préfacé par la Commissaire européenne à la Société de l’Information et aux Médias, Viviane Reding.

Pour le Groupe d’experts eEurope dont émane le rapport, les politiques actuelles de lutte contre la fracture numérique sont inefficaces, parce que mal ciblées : « En se concentrant uniquement sur des objectifs quantitatifs de pénétration des TIC, nous avons raté une occasion d’utiliser ces technologies au bénéfice de l’inclusion sociale. »

L’exploitation des recherches européennes menées dans ce domaine permet cependant d’identifier quelques pistes nouvelles. Dans la première, les TIC ne sont rien d’autre quesont avant tout des outils à mettre au service des politiques sociales en général. Il s’agit alors d’équiper les travailleurs sociaux sur le terrain d’outils qui permettent de personnaliser leurs services et de devenir plus mobiles, ou encore, de développer des formes de médiation de proximité (maisons de service public, « écrivains publics internet »…).

La seconde piste consiste à s’intéresser aux initiatives locales et aux microprojets qui et aux communautés qui aident les publics en difficulté à se saisir des outils technologiques pour se prendre en charge.

Si l’inclusion se mesure à la participation plutôt qu’à la consommation, c’est à ces niveaux-là qu’il faut chercher de nouvelles inspirations.

Le rapport a été présenté publiquement pour la première fois lors de l’Atelier européen sur l’inclusion et la participation sociales dans la société de l’information, qui s’est tenu le 23 septembre 2005 à Bruxelles.

Il peut être téléchargé sur le site de la Commission européenne :
[http://europa.eu.int/information_society/eeurope/2005/all_about/advisory_group/documents/index_en.htm]

Préface de Viviane Reding,
Commissaire européenne à la Société de l’Information et aux Médias

e-Inclusion is about using Information and communication technologies (ICT) to empower all Europeans. This means more than just increasing access and making services widely available and easier to use, although these steps are important. It means also assisting people to use ICT to make their lives richer and more fun and by helping them to participate more fully in their lives as members of their families, neighbourhoods, regions, countries and as Europeans.

e-Inclusion is not something that will happen all by itself. Studies show that although ICT use is becoming more and more widespread, the gap between the information haves and have-nots in Europe is not getting narrower. This is because ICT use is a moving target. Each generation of new technology brings advances that risk leaving out those who do not have enough money, skills or motivation. These new divisions create costs in terms of social engagement and economic efficiency. For instance, ICT will lead to much better and more efficient public services, but only once nearly all citizens want them and are able to take them up.

For these reasons – participation, equality and efficiency – I have placed e-inclusion at the centre of my work as European Commissioner for Information Society and Media. It is one of three pillars of my new i2010 strategic framework for the Information Society in Europe. The Commission has already adopted a Communication on eAccessibility and it will shortly bring forward proposals on broadband access in remote and rural regions.

In June 2006, a ministerial conference on ICT for inclusion will debate practical measures for advancing e-inclusion, based on the results of a Member State working party that is currently being set up. In parallel, we will continue our efforts to develop e-government, e-learning and e-health, in particular in response the ageing of European society.

All of these efforts are aimed at 2008, when I will launch a European Initiative on e-Inclusion to give the issue the visibility it needs and to make sure we implement practical solutions.

The current report contributes to this emerging e-inclusion agenda. It is a far ranging and provocative report from a group of independent experts. Already during its preparation, some of its ideas were taken into account in policy development. And it will undoubtedly continue to be valuable in feeding the debate that will carry us forward towards the 2008 European initiative.

That is why this report is welcome. I hope it will open new debates and help us to bring all our creative energies to bear on what could be one of the enormous advantages that we have in Europe – a commitment to a society that is efficient, fair and inclusive.

« e-Inclusion: New Challenges and Policy Recommendations » : Executive summary

eEurope Advisory Group
Synthesis of the report prepared for the eEurope Advisory Group (september 2005). Coordinated by Daniel Kaplan, FING. Foreword by Viviane Reding, European Commissioner, Information Society and Media.

In January 2004, the European Commission asked the newly constituted second section of the eEurope Advisory Group, composed of independent experts, to create two working groups: one on the geographical digital divide, looking at broadband territorial coverage [1], and one on e-Inclusion (hereafter the Working Group’), which prepared this report.

e-Inclusion is a fashionable topic on which literature and policy initiatives abound. The purpose of our Working Group was not to provide an exhaustive review of that material, but rather to draw upon this knowledge, and the experience of experts within the eEurope Advisory Group, to assess the current situation and current policies in order to suggest new directions to policymakers.

The Working Group quickly became convinced that the focus on Information and Communication Technologies (ICT) access characterised by most of current policy action on the information society fails to capture the real challenge: e-Inclusion is essentially about social inclusion in a knowledge society. Access to ICT tools, networks and services, and even digital literacy, are merely preconditions for e-Inclusion. Beyond that, the real issue is whether ICT makes a difference to an individual’s ability to take an active part in the different spheres of society, i.e. work, social relationships, culture, political participation, etc. The issue is one of empowerment rather than access. Empowerment is not an automatic consequence of access. In some cases, the development of online services and communications can produce or deepen isolation and exclusion; in others, communities are empowered by ICT even when each individual does not make personal use of ICT tools and services.

e-Inclusion and social inclusion are highly correlated. This helps explain the apparently paradoxical results of surveys measuring relative differences in ICT penetration and usage between socio-economic groups, which point out that despite the dramatic growth of ICT penetration in all groups of society, the digital divide remains as large today as it was in the late 1990s. e-Inclusion is a moving target: On the one hand, several underprivileged communities tend to develop creative ways of using ICTs, either individually or collectively; on the other hand, technological innovation constantly creates new gaps, and growing use generates new professional and social requirements that are difficult to meet by large parts of the population.

By focusing almost exclusively on quantitative targets of ICT penetration, an opportunity has thus been missed for these technologies to contribute to a more inclusive society.

For e-Inclusion is essential for rising to the challenges of Europe. A more e-Inclusive society allows for a more competitive economy where citizens are better equipped to find better jobs, where companies can find the qualified workers they need to compete in an information economy. In a more e-Inclusive society, a greater number of citizens are empowered by new tools to work, learn, create and express themselves in new ways, thereby making society as a whole more dynamic and cohesive. In a more e-Inclusive society, the pursuit of productivity in the private and public sectors is more easily compatible with sustainable development, with high levels of employment and with easy access to public services for all.

The fact that in the early days of the information society, public policy as well as corporate strategies focused more on raising awareness, demand and use by the average individual is perfectly understandable. Even today, strong and innovative industries, as well as a competitive telecom and technology landscape, remain necessary preconditions for any ambitious e-Inclusion policy. Indeed, some European countries are still working to create this competitive landscape and should continue to do so. However, in most of Europe, the information society has now reached a level of development that warrants new ambitions and new directions for policy action on e-Inclusion.

The Working Group believes that by 2010, ICT should have provided a measurable contribution to equalising and promoting of participation in society at all levels, as well as to improving the effectiveness and efficiency of all social policies. The largest possible number of individuals and communities should be able to benefit from ICT tools and services, either directly or indirectly, and to fully participate in a knowledge-based society and economy, regardless of their revenues, culture, place of residence, disability, age or gender.

The set of recommendations in this report aims at that objective, suggesting significant modifications to current policy actions affecting e-Inclusion:

  • Build up the knowledge base on the socio-economic factors of e-Inclusion, as well as on the understanding of ICT use in daily life; base benchmarking and policy evaluation indicators upon this knowledge.
  • Use ICT within existing social policies in order to make them more efficient and effective, to empower social workers and local communities; associate more closely the beneficiaries to the discussion and evaluation of those policies.
  • Focus e-Inclusion policy measures more on local and community levels, where the diversity of real needs can best be expressed, assessed and addressed. The issue here is to devise public policies able to support (in an efficient and accountable way) small and local projects often carried out by NGOs or even informal groups.
  • Consider including access to indispensable networks and e-services within the scope of Universal Service for electronic communications in the EU.
  • Mainstream accessibility provisions, in particular through a European Accessibility Act covering the design of, and access to, public e-services, as well as public procurement of ICT.
  • Further exploit the possibilities of ICT in relation to the development of key skills, integrating ICT-based activities across curricula, using ICT in order to facilitate access to, and management of, individual lifelong learning strategies, with a particular focus on low-qualified professions, SMEs, and disadvantaged communities.
  • Accompany the development of public e-services with specific provisions designed to provide all kinds of mediation services (human or electronic, local or distant), either directly or through other public, non-governmental or even private entities.

Considering the current level of maturity of Europe’s information society, e-Inclusion should become a higher policy priority. This implies, in particular, that policy actions on ICT should be evaluated not only according to their economic impact, but also to their social impact. e-Inclusion is not a mechanical result of the growth of the information society. Depending on today’s decisions, our information society can either become more inclusive or more polarised. We believe that it is possible to reconcile economic, social and environmental goals. Such is the vision that we have been trying to convey in this report.


[1] See this group’s report at: [http://europa.eu.int/information_society/eeurope/2005/all_about/advisory_group/documents/index_en.htm]


Cible mouvante : La fracture numérique ne se résorbera pas avec les remèdes actuels, par Daniel Kaplan

29 septembre 2005
Article paru dans le N°0 de la Technology Review française

En apparence, la fracture numérique, c’est simple : d’un côté, ceux qui accèdent aux technologies et aux réseaux et disposent des compétences pour les utiliser ; de l’autre, ceux qui manquent des moyens ou des connaissances nécessaires. Les indications thérapeutiques en découlent : baisser les prix ou subventionner l’accès, développer l’accès public, sensibiliser, former – ou encore, éliminer le besoin de formation en facilitant, au travers d’interfaces et d’appareils nouveaux, l’accès aux services essentiels.

Plusieurs recherches [1] européennes nous obligent pourtant à reconsidérer entièrement la « fracture numérique », ou pour reprendre l’expression désormais consacrée, l' »e-inclusion ».

Premier paradoxe : malgré l’augmentation du taux d’accès de la population aux technologies de l’information et de la communication (TIC), l’écart relatif entre groupes sociaux n’a pas décru en Europe depuis 2000, et très peu depuis 1997. C’est ce que révèle l' »indice de facture numérique » produit par le projet européen SIBIS. Cet indice rassemble trois mesures l’accès à un PC, l’accès à l’internet et l’équipement internet à domicile, et permet d’évaluer l’écart entre les groupes les plus et les moins équipés en fonction de quatre critères (cf. graphique).

L' »indice de fracture numérique dans l’Europe des 15, 1997-2000

Indice de fracture numérique

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(Un indice égal à 100 signifie une absence de fracture ; plus sa valeur est faible, plus l’écart entre groupes sociaux est grand. Source : SIBIS.)

Second paradoxe : quand on s’intéresse aux usages, les lignes de fractures se brouillent. De quel côté de la fracture se trouve l’agriculteur africain qui ne sait pas lire mais qui, pourtant, utilise le mobile du village pour s’informer des cours de ses productions sur les différents marchés ? Et le cadre retraité qui choisit délibérément de ne pas installer de PC dans sa résidence du Périgord ? Et ce migrant qui, depuis un cybercafé, visio-communique avec sa famille et ses amis grâce à un logiciel de messagerie instantanée ? Et cette secrétaire rompue à l’usage des outils bureautiques et du courriel, mais incapable de s’adapter aux nouvelles demandes qu’on lui adresse, qu’il s’agisse de fouiller dans les moteurs de recherche ou de participer à un groupe de travail en ligne ? Comme le montre un récent rapport du groupe européen Esdis [2], développer l’accès et la formation aux TIC est une condition nécessaire, mais nullement suffisante. La question qui compte est celle des capacités dont disposent les individus pour exprimer leur potentiel, vivre leur vie, participer à la vie sociale – ce que les anglophones expriment par le mot empowerment.

Mais l’e-inclusion est une cible mouvante, parce que l’innovation technique recrée sans cesse de nouveaux écarts : les hauts débits sont toujours plus hauts dans les centres-villes, les nouveaux outils toujours plus puissants, mais toujours aussi coûteux, complexes et mal pensés pour les utilisateurs affligés de handicaps.

Pour le Groupe d’experts eEurope, les politiques actuelles de lutte contre la fracture numérique sont inefficaces, parce que mal ciblées : « En se concentrant uniquement sur des objectifs quantitatifs de pénétration des TIC, nous avons raté une occasion d’utiliser ces technologies au bénéfice de l’inclusion sociale. » Certaines politiques en faveur des TIC peuvent même s’avérer néfastes : si, par exemple, le développement de l’administration électronique aboutit à réduire la possibilité, pour les publics en difficulté, de trouver une assistance humaine pour résoudre leurs problèmes administratifs, il aura pour effet d’accroître l’exclusion sociale.

Les recherches européennes permettent cependant d’identifier quelques pistes nouvelles. Dans la première, les TIC sont avant tout des outils à mettre au service des politiques sociales en général. Il s’agit alors d’équiper les travailleurs sociaux sur le terrain d’outils qui permettent de personnaliser leurs services et de devenir plus mobiles, ou encore, de développer des formes de médiation de proximité (maisons de service public, « écrivains publics internet »…) grâce auxquelles on peut bénéficier des avantages des services en ligne sans nécessairement devoir les utiliser soi-même.

La seconde piste consiste à s’intéresser aux initiatives locales et aux microprojets et aux communautés qui aident les publics en difficulté à se saisir des outils technologiques pour se prendre en charge. On pense à des formes de micro-financement de projets locaux, à l’évolution des points d’accès public à l’internet en centres de soutien à toutes sortes de projets associatifs, professionnels ou artistiques utilisant les TIC, ou encore, à un appui à la constitution et l’animation de communautés en ligne.

Si l’inclusion se mesure à la participation plutôt qu’à la consommation, c’est à ces niveaux-là qu’il faut chercher de nouvelles inspirations.


[1] SIBIS (Statistical Indicators Benchmarking the Information Society, [http://www.empirica.biz/sibis/]) et Einclusion@EU ([http://www.einclusion-eu.org])

2] « [eInclusion revisited: The Local Dimension of the Information Society« , février 2005 (disponible sur le site europa.eu.int)

4Liens de référence sur l’e-inclusion4

Site de la Commission

Principaux projets de recherche européens

  • Liste non-exhaustive de projets financés dans le cadre des 5e et 6e programmes-cadres de recherche-développement, et relatifs à l’e-inclusion
  • eInclusion@EU, « renforcer l’eInclusion et l’eAccessibilité en Europe »
  • Janus (Joint Analytical Network For Using Socio-economic research)
  • BISER, « Benchmarking the Information Society e-Europe Indicators for European Regions » (achevé en août 2002)
  • Voir aussi « ICT Uptake and Usage: Panel Data Analysis » et « Social Capital and ISTs »
  • SOCQUIT (Social Capital, Quality of Life and Information Society Technologies) – projet en cours

Articles de recherche



ProspecTIC

Nouvelles technologies, nouvelles pensées ? La convergence des NBIC


Mobilités.net

Regard complet, pluriel, prospectif et réflexif sur les Villes, transports, technologies face aux nouvelles mobilités


Internet, Tome 2

Anticiper l’impact sur la société d’un ensemble des mutations technologiques, accompagner ces évolutions et leur appropriation, comprendre les usages, stimuler l’innovation des technologies et des services.


Internet, Tome 1

Tour d’horizon des techniques et des enjeux technologiques de demain