Qu'entend-on par “Fracture numérique” ?

Largement utilisé à la fin des années 90 et au début des années 2000, le concept de “Fracture numérique” est encore largement convoqué.

La fracture numérique était d’abord centrée sur l’accès, et portait l’idée d’une frontière claire entre ceux qui avaient accès et les autres. Des recherches ont montré depuis longtemps les limites de l’approche : d’une part parce que “avoir accès” ne suffit pas à tirer parti des dispositifs numériques, d’autre part car nous sommes tous à la fois “dedans-dehors” : les mythes des seniors perdus, de la “Génération Y” ayant nativement acquis du savoir-faire ou des individus en précarité qui seraient plus à l’aise devant un guichet que devant un ordinateur ou smartphone sont … des mythes !

La “Fracture numérique”, et après elle le concept “d’inclusion numérique”, part d’une logique de “réparation” : il est demandé au numérique de palier à des problématiques de recherche d’emploi, de mobilité, d’accès à l’information… ce qui est une promesse exorbitante et dont la Recherche a montré qu’elle était plutôt facteur de renforcement des inégalités. Les approches plus récentes - et à notre sens plus fertiles - s’intéressent au numérique dans les trajectoires des gens, et la manière dont il se met au service du pouvoir d’agir. Il s’agit aussi d’opérer une bascule et de partir des questions sociales, économiques, politiques, démocratiques et de construire ou articuler des dispositifs socio-techniques à partir de ces questions - et non l’inverse.

Pour aller plus loin, les principaux travaux de la Fing sur ces questions :

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